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mardi 13 avril 2010

DSO Chilipoker Aix : Bad Beat stories

Samedi dernier, je vous faisais part de mon souhait de me rendre à Aix-en-Provence pour disputer le dernier side [150euros] au programme du DSO. Je téléphone donc au Casino Partouche pour m'assurer que l'événement n'est pas complet. Il est 14 heures et le shuffle up and deal aura lieu dans pile 24 heures.

Pour le moment, 40 joueurs prévoyants ont pris leur ticket et je ne m'inquiète pas trop. Je crois encore que le tournoi est capé à 300 joueurs... Histoire de bien être sur, j'appelle de nouveau dans la nuit de samedi à dimanche. Il est un poil plus de minuit et je m'aperçois que l'événement ne se fera finalement qu'à 150 joueurs. First bad news.

Précision supplémentaire ajoutée par mon interlocutrice... Il y a désormais presque 100 joueurs inscrits. Je sens le vent du boulet et passe donc un appel au secours sur le forum du Club Poker, demandant à une bonne âme d'aller m'inscrire... C'est un échec et je sais que je vais devoir arriver tôt au Casino pour récupérer un des derniers sésames.

Je dois donc prendre le premier train partant du Cap d'Agde en direction d'Aix-en-Provence, dimanche matin. Option taxi et je quitte l'Open du Cap d'agde en compagnie de Rednoise qui rentre en Belgique. Peu au fait de l'actualité pour cause de poker intensif, nous débarquons dans une gare morte niveau officiels de la SNCF mais pleine de voyageurs en transit.

Nous sommes censés prendre le train de 8h46 et je dois poser pied sur le quai d'Aix un peu avant 11 heures du matin. Je compte sur la difficulté légendaire des joueurs de poker à se réveiller pour obtenir mon inscription...


Sauf que notre TER est bondé et musarde sur le quai. Entassé comme des bestiaux, nous allons finalement partir avec une bonne heure de retard, lambiner en route et nous arrêter dans des gares non prévues au programme. Bref, on arrive à Montpellier bien à la bourre et j'ai raté l'unique train de la journée pour Aix-en-Provence. Il va donc falloir attendre jusqu'à 13 heures pour finalement aller vers Marseille. A ce moment là, je sais depuis longtemps que je ne participerais pas au dernier side du DS0.


Au final, je débarque à la gare Saint Charles sur les coups de 15h30. Notre-Dame de la Garde est toujours là, le soleil est temporairement caché par les nuages... Sachant que nous avons quitté l'hôtel à 8h15, j'ai mis un poil plus de 7 heures pour faire 160 bornes environ. Dans ma tête, les slogans de la SNCF ["A nous de vous faire aimer le train" "Tout est possible"] résonnent...

Le programme poker s'est ainsi finalement transformé en retrouvailles. Je vais donc passer l'après midi avec un pote du collège et son amie espagnole avant de squatter leur canapé. Nous partons déjà dire bonjour à une amie à eux qui vient d'accoucher. J'attends mes potes dehors histoire de ne pas déranger la maman et je vais me balader dans le quartier du Stade Vélodrome. Un quartier animé puisque l'OM va battre l'OGC Nice (4-1) dans la soirée et que les gens commencent à affluer dans les parages.

C'est fort de café
Tout seul pendant une demi heure, je vais trouver le moyen de m'infliger un énorme bad beat. Je trouve la machine à café, me prends un allongé et file dehors pour accompagner tout cela avec une clope. Je me pose avec un gobelet brulant... et fait de la merde. Le bilan est bon niveau santé puisque je ne fais que me bruler légèrement à la cuisse.

Par contre, l'endroit où j'étais et mon jean prennent une lourde punition. Il y a des dégâts et je me retrouve comme un con avec une grosse tâche marron sur l'entrejambe. Ca fait marrer les deux jeunes filles en pause clope qui n'ont pas raté une miette du spectacle. Heureusement, je ne croiserais plus personne sur la route des toilettes...


Après une remise en ordre partielle, nous émigrons vers le Vieux-Port et c'est la fin de ma journée bad beat. Je découvre La Caravelle, un bar restaurant au premier étage qui vaut le détour car il propose un panorama superbe. La bonne humeur reprend le dessus car c'est toujours sympathique de retrouver un vieil ami. Le poker est loin derrière et si je veux faire le side d'un DSO, il faudra désormais patienter jusqu'à la prochaine édition.... Entre Vilamoura et Budapest, mon coeur balance...

samedi 20 mars 2010

Partouche Poker Tour : En direct de Divonne

La troisième étape du Partouche Poker III démarre à Divonne-les-Bains, samedi à 14 heures. 192 joueurs s'affrontent pour gagner une place pour le Main Event de Cannes et lorgnent sur les trois packages pour le Main Event des Wsop qui se déroulera à Las Vegas.

Je couvre le tournoi pour le Club Poker, un reportage que vous pouvez suivre en cliquant ici. Pour les fondus, le blog Partouche vous permettra de suivre la compétition et les joueurs de la team pro comme Julien Labussière (Aka Norii)...

lundi 17 août 2009

Agression de Bandol : La version de la victime

Voici la retranscription presque exhaustive de ma conversation avec MrX, la personne qui déclare s'être fait sortir manu-militari du Casino de Bandol, blessures physiques en plus. Une conversation durant laquelle il s'est montré très posé.

"Les événements ont eu lieu alors que je sortais avec ma copine et son père. [...] Je suis déjà allé dans plusieurs casinos Partouche et je joue en Cercle à Paris. Je suis joueur de poker depuis 3-4 ans et je décide d'aller faire ce tournoi. Chez Partouche, j'ai toujours été bien reçu, c'est la première fois que ça m'arrive un truc pareil".

"Pas de problème, tout se passe bien au début. je rencontre un monsieur très sympa, on discute et lors d'un coup, je lui déclare "Me suivez pas, j'ai un bon jeu". La croupière m'a dit : "vous n'avez pas le droit", j'ai dis que je n'avais pas dis mon jeu. Direct, elle s'est énervée et a appelé le floor. Il a commencé à dire "T'es pas chez toi, t'es chez moi ici". Je ne me suis pas laissé faire.

C'est la première fois que vous-êtes confronté à un épisode violent comme celui ci ?
"Oui. Pour moi le poker c'est un plaisir donc à une table je ne suis pas du tout trash-talk ou ce genre de chose. Je ne suis pas quelqu'un de violent. Donc le type s'énerve sur moi, je me laisse pas faire. "Attendez, je suis venu chez vous pour m'amuser, c'est un lieu public, je souhaiterais voir votre directeur d'établissement", qui arrive. Là je lui dit que c'est pas normal comment ils me parlent. Le directeur me répond "Oui Oui, non, non" et noie un peu le poisson. Je me rassois en disant à la table "C'est pas normal comment ils me parlent", je me calme et la partie continue"

"Là, une heure ou une heure et demie plus tard, ma copine me ramène un verre. Je ne lui avais rien demandé. Elle n'a pas assisté à la fin de la scène (le passage en dehors du casino, ndlr). A la pause juste avant la Table Finale, il était 2h du matin et elle était avec son père donc je lui ai proposé de rentrer et de venir me chercher. Ils habitent à X, c'est à 10 minutes de Toulon. Je t'appelle quand j'ai fini et tu viens me chercher. Et 10 minutes après..."

Comment s'est déroulé l'incident ?
"Pendant la pause avant la Table finale, je suis parti fumer une cigarette. Je prends un verre, j'avais un petit coup dans le nez mais je n'étais pas mort. Je n'avais pas de perte d'équilibre, ni de paroles incohérentes. Je ne vais pas dire que je suis tout blanc, j'étais peut être un peu éméché mais je ne dérangeais personne. Je ne dérangeais pas les autres joueurs. Aucun d'eux n'a pu se plaindre de moi aux croupiers pour quoi que ce soit durant le tournoi. Donc, je me décontracte un peu, je reviens à la table avec mon verre. Bon ça c'est un peu con, On dirait que je le cherche mais ça ne justifie pas. Même si j'avais été bourré au dernier degré, ça ne justifie pas ce qu'ils m'ont fait."

Avez-vous passé un alcootest durant la soirée ?
"Je n'ai pas fait de contrôle d'alcoolémie ce soir là."

"Donc le directeur est arrivé en me disant : "Je vous ai dit d'arrêter de boire", je lui réponds "attendez, je ne suis pas bourré" et il m'a pris mon verre. Je lui ai dis que j'avais payé ce verre et il m'a demandé de dégager. Il m'a pris me jetons et j'ai vu les vigiles arriver : "Veuillez nous suivre monsieur".

Quelle a été votre réaction?
"J'ai mis 280 euros, c'est quand même une somme même si pour certains c'est pas grand chose... Donc je dis que je veux bien quitter le casino mais dans ce cas là, "vous me remboursez mon droit d'entrée", Il me dit non, vous dégagez, enfin voila.
Les vigiles : "Ou bien vous partez tranquillement ou on vous sort"
Je leur dit : "si vous voulez me sortir vous appelez la police, vous n'avez pas le droit de me toucher"

Vous avez précisément dit cela aux vigiles ?
"Je leur précise bien qu'il doivent téléphoner à la police, "vous ne me touchez pas". [...] Donc j'ai une ITT de 10 jours que m'a faite le légiste de la police.

Comment avez-vous été mis dehors ?
"Comment ça s'est passé ? Je me suis débattu car je n'étais pas d'accord quand ils m'ont attrapé, deux m'ont pris les pieds, ils m'ont porté dehors."

Avez-vous porté des coups ?
"Je n'ai porté aucun coup... Si a la fin en fait. Quand le débat s'est arrêté, cela ne servait à rien, ils m'ont porté dans le casino. Et, quand on est arrivé dehors, il y en a un qui m'a étranglé, je n'arrivais plus à respirer. Sa main était à côté de moi donc j'ai mordu de toutes mes forces pour lui faire lâcher prise. Je suis tombé par terre, j'ai une grosse bosse et tout. Là, le gars que j'ai mordu m'a mis le genou sur la nuque et a appuyé de toutes ses forces. Je me suis évanoui car il m'a écrasé."

Comment ça s'est passé là ?
"Les pompiers sont arrivés, ils m'ont mis sur le brancard, ils m'ont mis une minerve... la police était là."

Qui a appelé les pompiers ?
"C'est moi, c'est moi... J'étais par terre et c'est un gars du tournoi qui est venu me réveiller et me mettre sur le côté. Donc j'ai appelé moi même la police et les pompiers avec mon propre portable. Là, direction l'hôpital X, je fais des radios et nez amoché, entorse cervicale pour une ITT de 10 jours. J'ai toute les pièces et certificats."

Avez-vous pris un représentant légal ?
"J'ai un avocat, en fait c'est un ami avocat mais si tout cela va plus loin, c'est lui qui va gérer tout ça."

Pourquoi avoir mis presque un mois avant de raconter votre histoire sur des forums ?
"J'ai attendu, j'ai réfléchi, je me suis dit que j'avais déconné, que c'était de ma faute mais je me rends compte que pas du tout. Je n'ai rien fait. Peut être que j'ai été insolent ou hautain mais ça ne méritait pas ça, vraiment pas. Je ne vais pas me lancer des fleurs mais je ne suis pas quelqu'un d'agressif ou de méchant donc c'est vraiment abuser cette situation.

Comment expliquez vous ce qui est arrivé ?
"Je n'étais pas par terre (niveau alcool, ndlr), je n'insultais personne, j'étais comme tout le monde. Je voulais juste qu'ils arrêtent de me prendre la tête, ils m'ont pris en grippe. C'est pas normal, apparemment ce n'est pas la première fois que ça arrive dans un casino du sud...

Le commissariat de X m'a contacté pour me dire que le dossier était dans les mains du procureur. La police a saisi les bandes vidéos, les vidéos ont été visionnées. Le problème c'est que l'on ne voit rien dans le casino, c'est dehors qu'ils m'ont défoncé et il n'y a pas de cameras dehors (cet épisode devrait amener plus de télésurveillance pour la sécurité du casino comme du joueur, ndlr). Mon problème, c'est que je n'ai pas de témoins visuel. Je n'ai pas pensé à prendre le numéro des joueurs du tournoi."

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J'ai ensuite contacté le Groupe Partouche : Voici la réaction exclusive du directeur de la communication, Maurice Schulmann. Il m'a assuré prendre cette affaire "grave" au "sérieux" et fait actuellement toute la lumière sur cet épisode en contactant les équipes du Casino de Bandol. Il ne communiquera officiellement au nom du Groupe Partouche QUE lorsqu'il aura tous les éléments en main.