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vendredi 9 mars 2012

Partouche Poker Deepstack : En direct du Lyon Vert

A la fin de l'année 2011, en jouant au poker online, j'avais remporté un ticket pour une étape du Partouche Poker Deepstack.

A partir de 13 heures, je remets le couvert pour la répétition imprévue de l'étape rhodanienne.

Objectif : faire mieux qu'en février où j'avais tenté de jouer au poker.

La saison II se terminera probablement avant que je ne puisse participer à une autre étape. Comme je m'en suis aperçu au dernier moment, j'ai décidé de descendre il y a deux jours. Un peu à l'arrache mais maintenant ou jamais donc...

Je vais partager l'aventure, et la chambre d'hôtel, avec Quentin Lecomte. L'ex-Monaco93 reste sur une 12e place en février... mais c'est l'heure de se mettre en route vers la gare de Lyon.

Si je ne rate pas mon train, je vais tenter d'actualiser un peu cette page en temps réel pendant le tournoi. J'ai téléchargé l'application blogger sur mon Smartphone pour voir...

Que le flop soit avec nous !


Pour ne rien rater du PPD du Lyon Vert
Le coverage du Club Poker
Le coverage de Live Poker
Le Partouche blog
Click and chip by Partouche

Quelques comptes Twitter à suivre pendant le tournoi
@matsustrac, @Touco77, @GerarMendujeu, @2balla2lose, @valvegAAs, @Ronaldinho38, @HWolowitz1



UPDATE En direct du Lyon Vert pour le Partouche Poker Deepstack

jeudi 10 novembre 2011

WSOP 2011 Main Event : Final Table Recap

Piuz Heinz était simplement le deuxième Lienallemand à se hisser en finale du Main Event des WSOP.

C'est le premier à repartir avec le titre de champion du monde de poker. Heinz remporte son premier bracelet WSOP et 8 715 638 dollars (sur les 64540858 dollars du gigantesque prizepool) !

6865 joueurs de 85 pays ont participé à l'événement. Malgré les craintes inhérentes au Black Friday, le Main Event reste le must. "J'ai du mal à imaginer ce que cela représente. Je crois que cela va être énorme quand je vais rentrer à la maison", a indiqué celui qui était chipleader à l'entame du dixième jour de compétition.

Adepte de Twitter, @MastaP89 pour le suivre, Pius s'est imposé face à un joueur de 35 ans originaire de Trinec en République Tchèque. Martin Staszko a pris la tête de la compétition à plusieurs reprises en HU. Sans parvenir à la garder. "Cela doit être le plus beau moment de ma vie. Je ne peux pas croire ce qui vient de se produire, c'est irréel", a-t-il indiqué juste après la 301e et dernière main de la table Finale. "Je suis très content de faire mon entrée de cette manière dans la Team PokerStars Pro, je vais définitivement pouvoir jouer le circuit et les EPT", a conclu Heinz.



Kristy Arnett recap...

J'ai bien aimé cette TF.... même si l'émotion n'avait rien à voir avec celle d'Antoine Saout en 2009 J'avais pris le pass ESPN pour pouvoir regarder cela tranquillement et cela valait les 3 euros d'investissement. La qualité était nickel... et pas de pub Beef jerky.

Au niveau du jeu, Pius Heinz fait un beau champion. Beaucoup moins luck-box que Joe Cada. C'est à dire agressif qui sait freiner. L'Allemand m'a un peu exaspéré par son attitude, notamment quand il sort l'ukrainien... mais difficile de se contrôler pendant autant de temps avec un enjeu si énorme. Les ressortissants US devraient bien l'aimer vu comment il mâche son chewing-gum mode cow-boy. Le jeune homme relance le hoodie blanc...

Pius Heinz

Son dauphin, pro depuis un an, n'est pas le plus flashy des joueurs. Martin Staszko a mené un tournoi presque parfait. Il a eu aussi les cojones de payer Ben Lamb dès la première main de la journée finale. Le Tchèque mérite du crédit pour sa performance. Même Chris Moorman lui a demandé des cours de HU via Twitter durant la nuit !

Ben Lamb semblait avoir les cartes en main. Après avoir laissé passer l'orage en début de TF, il a changé de vitesse à merveille pour se jouer de Heinz avec des 95o, des 74s... Il aura même chatté pour sa survie avec Q8. Monsieur je floppe tout a atteint le trio final où son 4bet shvoe en combat de blindes sur la première main n'a pas été récompensé. Pas scared money, le joueur de l'année 2011 a manqué une belle occasion... son fan n°1 déguisé en agneau m'aura permis de rigoler à 6 heures du matin avec quelques potes...


Un autre genre de moove avec KJ...

L'occasion était là pour Matt Giannetti. Le vainqueur du WPT Malte, monsieur poker face de la finale, aura pu croire au succès pendant très longtemps. Monolithique, très solide, il lui a manqué le timing et surtout la réussite. Deux ingrédients indispensables...

Le verdict est le même pour Eoghan O'Dea. Digne fils de son paternel, l'Irlandais a joué sans peur. "Les gens connaissent la chance des Irlandais, je veux leur montrer le skills des Irlandais", clamait-il avant la TF. Mission accomplie pour celui qui a été crucifié par Ben Lamb.

Anton Makiievskyi, le huitième et dernier millionnaire en dollars de la TF, n'a pas réussi non plus à passer le flip qu'il fallait. Il s'est heurté au rush de Pius Heinz et de sa désormais fameuse paire de 9. Il se demandera pendant longtemps ce qu'il serait advenu en cas de pile ou face victorieux...




Premier sortant de la finale, Sam Holden n'aura pas eu le temps de me laisser un grand souvenir. Comme moi, il semblerait que son coiffeur soit en prison... Même absence de substance pour Phil Collins qui n'aura pas laissé une énorme trace sur cette finale.

Enfin un petit mot sur Bob Bounahra. Le joueur de Belize représentait un marque d'horlogerie de précision (Red Bull, Adidas, Tag Heuer on vous attend dans le milieu du poker !). J'ai bien aimé son style Sam Fahra avec le cigare et la plastique de sa fille. Miss latina 2011 était dans les tribunes !

Pour finir, j'ai entendu que l'organisation pourrait décider de faire jouer la finale en juillet. La TF décalée donne à la communauté du poker l'occasion de se retrouver autour d'un événement incontournable. Ca permet aussi de faire monter la sauce et cela n'est pas négligeable pour permettre à ce jeu de continuer à se développer...

Main Event WSOP 2011, sur le même sujet
Main Event Heinz Dreamz
Les 9 finalistes
Guillaume Darcourt , l'interview après sa 35e place
Les Français dans l'argent

vendredi 4 novembre 2011

Le néant

Impossible de se motiver pour rédiger un billet et de remettre la main sur mes identifiants... C'est chose faite. Je reprends donc la plume. Pour whine.... et je vais m'arrêter là (ou pas).

Les derniers tournois ont en effet été violents à vivre, ca ne passe pas. Forcément, je fais des erreurs et je ne tiens aucun coup à tapis. Encore pire, quand mon adversaire joue trois cartes avec une carte à venir, ca rentre. Bref, je ne lâche rien mais si les dieux du poker pouvaient m'entendre...

Pasino Cup - Si près, si loin
Comme je suis mordu, j'ai remis le couvert à Saint-Amand-Les-Eaux pour la Pasino Cup (660 euros - 30k - 60 minutes) avec quelques potes. Jooles et Tapis_Volant ont participé à la fête... mais heureusement qu'il y avait la Karmeliet, le Welch, les frites et la mayo pour se remettre des bad-beats. Celtictouch m'a fait très mal, plus dans le timing des coups qu'au niveau jetons, et il n'a même pas parlé de la paire de Barbus qu'il m'a cassée...

Si Victor est entré dans la confrérie des Hendon Mob Player, c'est anecdotique par rapport à l'énorme deep-run de Julien. Une paire d'As craquée en table Finale plus tard et le résultat est bien loin de nos espérances. La variance a encore tourné du mauvais côté... mais pas pour tout le monde.

Bravo Toto et la Newteam ! Bah oui, le gonze, finalement trosième, a pris 20k dans ce tournoi. Mais, surtout, il a eu le bonheur de voir sa bande débarquer pour le soutenir en fin de soirée un dimanche à plusieurs centaines de kilomètres de chez lui !

Toto, Xmoon et sa bande...


Du côté des bons moments, oui il y en a, je reviens quand même de plus de 15 jours de coverage. Si le Partouche Poker Deepstack de Forges-les-Eaux était un tournoi sympathique (ma room a encore servi de dortoir à un gars qui a ship 4k...), j'ai pris une grande claque lors des WSOPE disputés à Cannes. Pour une première, c'était une superbe réussite !

WSOPE : Pour longtemps à Cannes
Les records sont tombé, les stars sont venues. Tu tournes la tête, c'est Phil Hellmuth (qui pète un câble et fait une séance de shadow-boxing). Tu te retournes c'est Barry Greenstein (qui lorgne sur la décolleté de sa jolie voisine).

Dans la rue, c'est Erik Seidel (en short, perdu dans les ruelles) ou Tom Dwan (que tu high-five mais qui met un vent pour venir à CP radio). Daniel Negreanu (bourré) ou Devilfish (en train de montrer ses armes à feu avec son mobile ou de chanter une vieille rengaine) aussi. C'est bien simple, à part Phil Ivey et Doyle Brunson, il y avait tout le monde sur la Croisette...

J'ai même vu Benjo ! Ou fait un cash-game privé avec Steven Moreau aka Gloub. Enfin, j'ai eu l'honneur suprême de me faire rincer par le demi-finaliste du Main Event des WSOPE. Beaucoup de bons moments et, pour conclure le séjour en beauté, la participation comme présentateur, traducteur, rameneur de joueurs du Club Poker Radio pour trois émissions spéciales de standing !

Vu que j'ai couvert les événements annexes, j'ai vécu de pas trop loin la belle quinzaine d'Adrien Allain. Ca paraît facile mais il y a des moments durs aussi. La douleur physique est palpable après des heures de jeu. Jean-Paul Pasqualini, Benjamin Pollak ont touché cette petite mort avec le bracelet qui s'envole après un énième coup perdu. Celui de trop.

Christophe Lesage est lui aussi tombé de son petit nuage. Rebondir malgré la difficulté. Rester positif. Accepter la variance. Faire autre chose aussi. Garder sa liberté et continuer de croire en sa petite étoile. C'est ce qu'il y a de plus dur. Mais on y revient toujours. Que le flop soit avec nous !

Dès samedi je suis donc à la Villette pour le coup d'envoi du Winamax Poker Tour. L'objectif des organisateurs est de réunir 2000 joueurs et de créer le plus gros tournoi jamais mis en place en Europe... Il y a seulement 35 tickets pour la finale à 550 euros l'entrée, wish us luck !

Et désolé encore pour le pavé...

lundi 3 octobre 2011

Week end poker deepstack

Le week-end poker deepstack a commencé par le tournoi short-handed de l'Aviation Club de France, jeudi soir. Mauvais timing, un joueur à la main sur moi et remporte les 5 coups que nous disputons dans le premier niveau. Sur le dernier, après une guerre de relances préflop, tout va partir sur 4K5. J'ai K6s en main, il a 45o...

Pas découragé, je remets le couvert vendredi pour le deepstack du Cercle Clichy Montmartre. Là, je vais tenir jusqu'à deux minutes de la première pause. Je débute bien et monte à 15k.

J'en perds 6 sur un coup où je paye un ultra-aggro avec T7cc. Je check-call son cbet sur J8Ahhc persuadé qu'il n'a pas l'as et que je vais pouvoir emporter le coup à la turn. Sur la Qc, je reprends le contrôle en misant fort avec mes tirages dans tous les sens. Il paye après réflexion. La river est un beau 2s... je décide de continuer en misant presque le pot. Il va finir par me payer avec KQ sans coeur ni trèfle en me disant qu'il me voyait sur les coeurs sans as...

Tombé à 7-8k, je me retrouve en grosse blinde quand un gars ouvre et se fait payer par toute la table. Je colle avec A6o pour trouver un flop AQ6 rainbow que je checke. Un joueur fait 500 dans ce pot de presque 3k. C'est payé une fois. La parole me revient et j'annonce tapis pour 6k de plus. Le dernier à s'exprimer paye... et retourne AK. Turn, un K évidement ! Facile le poker...

Bref, j'arrive gonflé à bloc, dimanche pour le 150 deepstack de l'ACF. Départ de rêve pour doubler sans se mettre en danger tandis que Shu, en piste pour le 400 du Cercle Cadet, ne m'envoie que de bonnes nouvelles. Il sautera malheureusement à 4 places de l'argent après avoir débuté le day 2 à 7bb...

Je vais continuer ma route jusqu'en demi-finale. Redraw pourri, les gros tapis sont tous à ma table. Là, je perds un pot pour passer à 70k, un tapis qui permet de pressuriser grave à ce moment là, avec AK contre KT. La croupière c'est Nina. Je la connais un peu en dehors ce qui ne l'a pas empêchée de me faire perdre QQ vs TT dans un pot sympathique au 1K WPT Paris disputé il y a quelques semaines.

Ce souvenir me revient et je demande donc à Nina mon "one time" à voix haute. Au moment ou je m'exprime, je sens que c'est pas terrible et bim, le T pour mon adversaire ! Bref, je retombe à 40k et je dois survivre... comme tout le monde.

Le rythme des bustos est lent et la profondeur se réduit drastiquement. On arrive en TF, deale pour rembourser le 10e, j'arrive à doubler avec AT contre A7 chez Gilles, un joueur avec qui j'ai passé les trois dernières heures en tant que voisin.

En parlant de voisin, j'ai eu aussi le sympathique Fred Magen, troisième du WPT Paris à ma gauche et à ma droite lors du tournoi. Cool de discuter avec lui et de le voir joueur normalement sur un petit 150 euros. Ce reg de l'Aviation n'a pas pris la grosse tête malgré un gain énorme !

Deal
Arrivé à 7 left, je tente le flip de la gagne. En grosse blinde, le plus short boîte du bouton dans un pot non ouvert. Si je l'élimine, on pourra penser aux 4k de la win. Finalement je perds A8 contre 77.

Nous nous retrouvons donc tous entre 8 et 12 blindes. Chaque joueur est à un coup de l'adversaire. Et plutôt que de risquer de prendre 470 euros, on négocie très rapidement un deal à part égale. Chaque joueur prend 1,6k, ce qui représenté le prix de la troisième place et nous pouvons laisser un joli pourboire aux croupiers...

Le week-end poker deepstack se termine plutôt bien. Alors que je quitte l'ACF, j'assiste à une explosion de joie sur le deuxième but du PSG face à Lyon. Une quarantaine de gens sont assis dans le salon de l'Aviation et exultent à la dernière réalisation de Christophe Jallet. De son côté l'OM a fait de la merde... morne saison.

C'est l'explosion aussi pour Xewod qui marche sur l'eau et run comme Jésus... mais aussi pour Tilou. Non content d'avoir été pris pour La Maison Du Bluff 2, il empile les belles performances online. Dans la nuit de dimanche à lundi, je l'ai railé jusqu'à plus de 8 heures du matin pour le voir terminer runner-up d'un tournoi des Winamax Series pour un joli gain de plus de 7k. Le temps de m'apercevoir que D8 nous a aussi claqué un joli deep-run...

Run better !

mercredi 21 septembre 2011

Bon Anniversaire ACFPoker.fr

De retour de Belgique où j'avais couvert un freeroll exceptionnel alors que le monde du poker s'éclatait à Cannes, je mets le cap sur ma maison. Rendez-vous était pris avec Jooles pour la soirée anniversaire d'ACFPoker.fr à l'Aviation Club de France !

L'occasion de rencontrer les potes du milieu et de boire un peu de champagne gratuitement. Le salé n'est pas au top mais les pâtisseries de chez Ladurée redonneraient le sourire au mec le plus malheureux de la terre.

Il y avait aussi un peu de poker avec un tournoi à 5000 jetons pour des niveaux de 20 minutes... et un prizepool ajouté de 10 000 euros environ ! J'ai même pas joué la totalité des deux premiers niveaux mais je me suis bien marré quand même...

Après avoir ouvert avec JQs, je paye trois barrels sur un board AJ6AT où mon adversaire avait repris l'initiative avec TT en main... Il me reste donc un peu plus de la moitié de mon tapis de départ quand je décide de défendre ma grosse blinde avec Q7o face au même joueur. Sur le tableau 227dd, je checke raise à tapis sa mise à 500. Il a 1900 jetons à rajouter et tomberait à 2500 en cas de perte du pot.

Je lui annonce donc que c'est un peu onéreux pour le tirage couleur... ce à quoi il me répond qu'il a bien envie de le jouer. "Tu m'en veux", lui dis-je au moment où il dévoile A3dd en me payant. Une Dame au tournant pour double paire... un Roi de carreau à la rivière plus tard, je suis éliminé...

Bref, le tournoi s'est mal passé. Jooles fera la bulle, il se consolera avec le fait d'avoir éliminé Isabelle Mercier et joué avec Caroline Diament, Jonathan Lambert ou encore Patrick Chêne. Pour l'inauguration d'ACFPoker.fr, en septembre 2010, j'avais eu le droit de partager la table d'Alice Taglioni ou Gaspard Ulliel, cette année c'était random land pour bibi !

Kof terminera finalement aux portes de la TF alors qu'Eve va encore frôler la victoire. Selon mes sources, son joli parcours s'est arrêté à la quatrième place. Quand je suis parti, peu avant la table finale, Bruno Fitoussi écrasait le tournoi...

Merci encore aux organisateurs pour l'invitation !

mercredi 3 août 2011

Namur, Le canapé de la win

Retour d'une semaine en Belgique. Le festival Wallonie Series Of Poker (WaSOP) s'est terminé en beauté pour notre micro team.

Pour commencer, une petite explication du titre. Avec Maxime Durville aka KingkongHEP, nous avions loué un charmant deux pièces à deux pas du Beffroi et du quartier historique de la ville.

A moins de 10 minutes à pied du casino, ce pied à terre devait nous permettre de partager une belle expérience sans se ruiner à l'hôtel.

Bonne pioche.

Cet appartement a porté chance à ceux qui y ont dormi. Enfin presque tous puisque seul Nico et moi n'avons pas ramené de ligne HendonMob. KinkongHEP nous a claqué deux tables finales et une superbe deuxième place dans le tournoi principal. Wesley Nobels a remporté le side à 210 euros, Julien Sauvage aka Lecorback a fini dans l'argent sur le side knockout à 160 euros et Carlos Lopes a remporté le Belgian Poker Championship. 4 joueurs sur 6 qui perfent, c'est un bon ratio...



Tout ça pour vous dire que the place to be c'était notre petit appartement et sa terrasse, son frigo ronfleur et sa douche à l'eau froide. Le réservoir de chatte était même ultra localisé... et nous en revenons au titre : Namur, le canapé de la win.




Imaginez, deux mecs qui dorment cul à cul sur un clic clac, qui se réveillent avec la victoire en ligne de mire. Deux Français à 32 left, et deux Français qui terminent un et deux pour un total de 65k ! On en parlait le soir d'avant, la réalité a dépassé le rêve ! Congrats les gars !


Je vais juste féliciter Maxime Durville pour cette première perf à 5 chiffres mais surtout pour avoir été un compagnon agréable. Carlos il a plus l'habitude vu comment il run en ce moment. Te réveilles pas mon gars ! Et puis je vais m'adresser aussi quelques fleurs au passage.

Bon j'ai perdu deux énormes coups sur les sides en étant favori pour des pots à l'average à 20 left alors que nous étions encore 80 joueurs mais je dois avouer avoir bien spew par égo lors du Main Event. Je me suis donc reconverti en team manager pour Maxime et Carlos. Avec un petit peu plus succès...




Au petit soin pour les potos, j'ai donc rêvé pendant leur ascension, beaucoup discuté avec eux, anticipé les différents moments du tournoi pour monter une stratégie, tenté de me mettre dans leur champ de vision pour leur apporter mon soutien au plus fort de la crise, tremblé pendant leur mauvaises décisions aussi.




"All in préflop avec T2... insta call par AJ... C'est pas le plan ça, on avait dit solide !" De rebondissements en rebondissements, j'avais peur que l'un des deux chute avant l'autre mais l'histoire est belle et le duo a tout rasé. Ensemble. Les flips sont passés pour les deux, one time !




Un petit mot sur l'arrangement à 6 pour finir. Un deal qui ne m'enchante pas et si j'avais joué jamais je n'aurais accepté l'arrêt du jeu. Un trophée ca se gagne bien sûr ! Mais, Carlos a su profiter de son ascendant psychologique pour obtenir un bon deal ET le titre. Il ne pouvait pas se priver et cette victoire en est bien une.




Max semblait en accord avec lui même sur cette décision de ne pas jouer le titre et, par amitié aussi pour Carlos qui joue d'événements en événements le classement LivePoker, je crois qu'il ne regrettera pas de s'être privé d'une chance de prendre la première place. L'aventure et le chemin partagé resteront bien plus dans nos mémoires...

Les frites, la bière et la weed sont savoureuses en Belgique. On reviendra, une fois !


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Bonus - quelques photos du périple...

samedi 16 juillet 2011

WSOP Main Event : 22 Français In the money

"You are all in the money !". Après 4 jours de compétitions, des milliers de mains jouées et presque 40 heures de combat, Jack Effel tenait les 693 joueurs dans l'argent du Main Event des World Series Of Poker, dans la nuit de vendredi à samedi au Rio Hotel de Las Vegas.

Les survivants ont donc largement applaudi la sortie de Reza Kashani. Le bubble boy reviendra l'an prochain tenter sa chance après s'être tapé l'affiche devant les caméras du monde entier... il avait dit à sa famille qu'il était en Jamaïque et pas en train de gambler dans le Nevada.

Un grand bravo aux 22 tricolores qui ont réussi à se hisser dans les places payées... même s'ils ne sont plus que 8 à l'issue d'une journée meurtrière. Vanessa Rousso a rendu les armes, Jason Mercier et Phil Hellmuth aussi. Daniel Negreanu poursuit lui son chemin... à bonne distance du chipleader, Manoj Viwsanathan. Avec plus de 2 millions de jetons pour une reprise aux blindes 5k/10k/1k et une moyenne à 545k, il a le temps de voir venir !

Un grand 8 pour la France ?
Présents dans le top 20 du classement au début de la journée, Stéphane Albertini se hisse dans le top 5. Le Corse de Poker-Leaders possède 1876000 jetons et joue avec les grands. Son parcours a été plutôt linéaire au contraire de Guillaume Darcourt. Le joueur PMU.fr a connu quelques bas et frôlé le pire mais il a fini très fort la journée pour dépasser la barre du million de jetons. En table télévisée, il a fait le show avec quelques répliques sympathiques rehaussées par son accent frenchy "so delicious" pour les commentateurs d'ESPN...

Les 6 autres tricolores en course ne sont pas logés à la même enseigne. Un mot d'abord sur Guiseppe Zarbo. Régulier de l'Aviation Club de France, je ne sais pas ce qu'indique son passeport ni de quelle nationalité il se revendique mais comme je ne serai pas étonné qu'il se voit comme un Français-Italien (ou l'inverse), j'inclue ce joueur sympathique qui ne devrait pas tarder à sortir ses lunettes magiques.

Giuseppe Zarbo termine donc dans la moyenne... tout comme Mesbah Guerfi. Ce dernier a commencé la journée en mauvaise posture mais il a doublé rapidement pour se repositionner à l'average. Un peu derrière, on retrouve le Negreanu tricolore, Gabriel Nassif. Le roi des ITM aux WSOP a attendu, attendu... pour doubler deux fois en fin de journée et finir le Day4 à trente blindes. Avec 299k, il peut encore rêver puisqu'il ne sont plus que 378 dans la course.

Pour le trio restant, il va falloir faire le shortstack ninja afin de passer quelques paliers supplémentaires. Ilan Boubli (159k) et Roger Hairabedian (105k) sont en mode survivor... tout comme Gaëtan Balleur (147k). Nateag est un jeune joueur qui run super hot en ce moment et on devrait le revoir très rapidement...

Busto mais dans l'argent aux World Series Of Poker
Le rêve c'est terminé avec au moins 19 000 dollars en poche pour 14 tricolores. Quelques bloggers comme Romain Kowalczyk aka Piouce de la NPCAllStars ou Steven Maurouard aka l'As des As aka Fit or Fold ont vite sauté après l'explosion de la bulle. Tout comme Klaus Pautrot et Christophe Benzimra. D'autre sont allés un peu plus loin comme Marc Le Campion, Antony Lellouche ou Patrick Sacrispeyre, ils se souviendront tous à des degrés divers de leur magnifique performance !

Premier busto tricolore après la bulle, Arnaud Esquevin termine en beauté son contrat avec Barrierepoker.fr et prouve qu'il a largement le niveau... Mention enfin pour Damien Rony, ITM deux fois de suite dans le Main Event, et Paul Pires Trigo, toujours présent...

Suivre le Day5 en direct
Table et seat draw du Day 5
Le coverage du Tapis_Volant
Deux tables TV pendant la nuit avec les cartes dévoilées à l'issue de la main (le lien officiel ici)

Les Français encore là au Day5
Stéphane Albertini - 1 867k

Guillaume Darcourt - 1 042k

Giuseppe Zarbo - 630k

Mesbah Guerfi - 511k

Gabriel Nassif - 299k

Ilan Boubli - 159k

Gaetan Balleur - 147k

Roger Hairabedian - 105k


In the money au Main Event des WSOP
413e - Marc Le Campion - 30 974 $
416e - Antony Lellouche - 27 103 $
419e - Patrick Sacrispeyre - 27 103 $
468e - David Colin - 27 103 $
482e - Steven Maurouard - 23 876 $
494e - Sébastien Bergot - 23 876 $
512e - Yohan Zaoui - 23 876 $
534e - Paul Pirès-Trigo - 23 876 $
572e - Damien Rony - 21 295 $
575e - Julien Rouxel - 21 295 $
583e - Romain Kowalczyk - 21 295 $
625e - Christophe Benzimra - 19 359 $
640e - Klaus Pautrot - 19 359 $
[669e - Bingjian Ren - 19 359$]
687e - Arnaud Esquevin - 19 359 $

lundi 11 juillet 2011

Poker sur les champs-Elysées

Sortir d'un tournoi c'est toujours une petite mort. Malgré un joli deep run basé sur un nombre de vols conséquents, je n'ai pas réussi à conclure le travail au 150 Deepstack (10000 jetons - 30 minutes) de l'Aviation Club de France, dimanche.

Je vais la faire courte (lol) pour un petit récit de cette quatrième place sur 135 inscrits. Sur la deuxième main, je transforme une main à tirage quinte et couleur à la turn en bluff à la rivière... et je parviens à faire jeter brelan à un adversaire mais pas l'oiseau de la table qui gagnera les 5 premières mains avant de tout redistribuer rapidement.

Bref je perds 2/3 de ma cave dès le premier niveau mais j'ai décidé d'être solide et je reviens peu à peu dans le jeu... avant de monter à presque 20k sans gagner de gros coups.

Changement de table, je passe du couloir de l'ACF à la salle de tournoi. J'arrive à une table ultra passive où les mecs se laissent peu à rattraper par la structure. J'ouvre pas loin de deux pots sur trois dans toutes les positions, fais jeter mes adversaires avec quelques 3bets et, pour la première fois depuis des lustres, je vais toucher deux paires d'as en deux orbites.

La première fois je suis au bouton et c'est un short qui ouvre, il est 3bet par un mec qui se commit en faisant cela et je paye juste pour induire le shove de l'ouvreur. Génial, la grosse blinde se réveille en poussant tout au milieu. Je me retrouve donc à tapis face à deux joueurs et AAvsQQvsAJ. Ca tient et je passe à 55k.

Je perds 20k en un orbite en payant deux shorts à tapis avec des mains qui dominent. Mais ils chattent. Retombé à 35k, largement au dessus de la moyenne, je trouve AA utg, une position où j'ai déjà ouvert quatre-cinq fois avec des merguez depuis que je suis installé à cette table. Cette fois, un joueur n'en peut plus et 3bet shove pour un montant qui ne veut rien dire. Mes AA tiennent contre sa merveilleuse merguez.

Un gros tapis est amené à notre table, il a la position, je l'évite, le laisse me bluffer deux fois mais aspire les jetons de la table. Bref, ca avance, je continue à monter du stack et à 30 left, changement de table. Je retrouve Fred Brunet qui a la position mais ca se passe toujours bien.

J'ouvre de nombreux pots, réalise d'ailleurs un joli call hauteur K et les éliminations s'enchaînent. Je passe un 4bet light avec J6s et je montre le 6 puis, à la bulle, un short à presque 15 blindes fait tapis, je trouve KK et je vais perdre le 70-30 face à AK... En fait, c'est que le début.

Je négocie bien les demi-finales en étant toujours actif et je monte mon stack pour arriver vraiment bien en TF. Sur le premier coup, un mec avec qui je joue depuis peu me 3bet à 23k après une ouverture à 7k. J'ai AK et je pense qu'il va lâcher beaucoup de mains et il n'est jamais sur KK ou AA pour faire ce montant. Bref, je pousse tout et il va mettre une plombe et tanquer... pour finalement payer avec QQ. Je perds le flip et je retombe à la moyenne alors que j'aurais pu écraser le tournoi en cas de réussite.

Et le jeu commence à arriver. Je vais connaître un beau rush en table finale mais les flops ne seront pas avec moi. Comme j'ai dit que j'allais la faire courte, je vais pas trop détailler mais je vais perdre beaucoup de mains où j'étais favori. Alors que la structure devient boucherie, je vais perdre AJs contre A8 contre Mohamed El Bakkouri puis AKs contre A2s chez Fred Brunet. Sans parler du moment où je folde JJ quand je me fais 3bet par QQ...

Bref, peu à peu je vois bien que cela ne passera pas et je me tape un joli ascenseur émotionnel quand je paye un short pas trop short avec QQ. Il a AJ et quand un as arrive direct au flop, je tape du poing sur la table de rage. La dernière carte du flop est une Q, la turn un A... pour un joli ascenseur émotionnel...

C'est alors que je propose un deal. J'ai 330k, nous sommes 4 et j'ai le quart des jetons. Ma proposition doit servir à amorcer la discussion mais Fred Brunet refuse tout arrangement alors que les deux autres sont d'accord. Il y a 1400 pour le quatrième et 5000à la gagne... mais D8 ne va pas accepter alors qu'un coup peut éliminer tout le monde. J'avoue j'ai pas trop compris...

Un orbite plus tard, il me reste 190k et les blindes sont à 15-30k. Bref, je fais tapis avec KT et me fais payer par Mohamed avec AJ. Il aura gagné le 30-70 de la survie contre moi et je n'arrive pas à gagner ce 40-60, je pars un peu dégoûté chercher mon argent.

Ce tournoi, je devais le gagner mais les cartes m'ont tué. Je suis bien content d'avoir réussi deux trois folds où mes adversaires m'ont dévoilé des monstres mais cette sensation d'avoir éliminé la totalité du field est plus envoutante encore....

La période noiraud n'est pas terminée mais je vais arrêter de whiner et vous laisser profiter du soleil.

Have fun playing !

lundi 4 avril 2011

WPT : bubble time saison III

Le cauchemar continue. Bubble boy un jour, bubble boy toujours ?!

Le WPT Bratislava s'est terminé dans un dégout total au Day3. J'ai mis mes jetons au milieu en étant devant mais les cartes ont parlé. Après Amnéville et Vienne, je suis content car je suis pas largué par des dizaines de joueurs mais l'argent ne rentre pas.

J'ai touché du doigt la cruauté totale de ce jeu et il m'a été impossible d'écrire ce post à la sortie de l'épreuve. Comme la vie réelle, le poker n'a rien à voir avec la justice.

Deux jours après, j'ai accepté et je vais repartir plus fort de toutes ces heures passées à jouer avec Thomas Bichon, Marc Inizan, Nicolas Levi, Marek Blasko, Alessio Isaia, Irene Bianchi, Kevin Stani, Mayo Rocca, Santiago Terrazas, Tony G, Alex Kravchenko, Joël Benzinou, James Akenhead, Andy Frankenberger, Florian Langmann, Jeff Sarwer, Roberto Romanello et j'en passe. Faut dire que j'ai pas été le plus chanceux du monde dans les tirages de tables... mais j'étais aussi venu me frotter à ceux qui sont considérés comme les meilleurs. De ce côté là ca a été un énorme kiff.

Je vais garder précieusement tous les bons moments passés avec les joueurs et les reporters durant ces quelques jours sans vous livrer plus d'anecdotes que cela. Même si je tiens à remercier Locsta et Loic pour la soirée de l'oubli (Ronando est un sick nit des soirées + what happens in Bratislava stay in Bratislava, ndlr) et mon coloc Shumyfab aka Fabien Perrot.

Je ne sais pas quand je pourrais rejouer des tournois de ce genre mais je reviendrais. Un jour ou l'autre !

Pour ceux que cela intéresse, voici mon résumé de la bulle du WPT Bratislava et du coup fatal.

Enfin, pour boucler la boucle et arrêter de whiner, un petit mot sur la dernière soirée à Bratislava avec Marc Inizan. Obviously j'ai perdu le credit card roulette pour le restau avec le meilleur jeu. Même l'application iPhone poker est rigged !

Et j'oubliais, pour finir en beauté, j'ai fait le dernier side du WPT Bratislava, un 200 bounty où il y avait 28 joueurs pour trois places payées. J'ai martyrisé les joueurs locaux mais à chaque fois il leur restait deux cents jetons et je n'ai pu finir le travail et, au final, je ne prends que 2 bonus.

J'ai joué deux coups à tapis. Le premier à 12 left pour un pot me mettant à l'average à trois left où je perds 99 contre AK et enfin celui de la sortie à la bulle où, de grosse blinde, je boîte le chipleader qui a ouvert. Il paye car j'ai le plus petit stack de la table et dévoile Q6 alors que j'ai A8. Je touche l'as au flop où il y a deux piques. Turn, un pique de plus. A la rivière, le 8 de pique me donne deux paires et couleur au 6 à mon bourreau.

Une heure avant, j'avais envoyé un sms à Marc qui m'attendait pour manger en lui disant que j'étais énorme (c'était juste avant le flip à 12 left) où je lui disait "je vais faire la bulle obv". Pari tenu avec une magnifique quatrième place.

Je passe féliciter les croupiers et les floors pour la qualité extraordinaire de leur prestation et ils s'excusent presque que les cartes aient été contre moi. Variance, malchance, quelques erreurs fatales et il n'en faut pas plus pour rentrer les poches vides à Paris.

Quand ca veut pas, ca veut pas... mais ne dit-on pas qu'après la pluie vient le soleil ?

mercredi 26 janvier 2011

Rollercoaster poker

Mardi, j'ai eu le temps d'aller jouer deux tournois. Le premier, un satellite pour le 500, ne s'est pas éternisé.

Obligations professionnelles oblige, j'arrive sur les Champs-Elysées après à la première pause. Il est 15 heures tout juste.

Du mauvais côté de la pièce
J'entre pour 100 euros et 4500 jetons alors que le jeu reprend sur 100-200. Je tente de jouer un coup et nous passons au niveau 100-200 (25). Va falloir doubler ou périr.

Un régulier de l'ACF fait alors une relance en début de parole. C'est payé deux fois et je trouve AQs en grosse blinde. Tapis. Le relanceur initial n'hésite pas longtemps car il n'a pas grand chose de plus à mettre au milieu. Je perds le flip face à TT.

Je suis un peu frustré mais le format ne me laissait pas d'alternative. Dommage, vu le nombre de joueurs partis à Deauville, le 500 régulier de l'Aviation Club de France devrait être pas mal cette semaine. Il n'y aura pas de bis repetita puisqu'en avril dernier, j'avais gagné ce tournoi en profitant du départ de tous les gros joueurs vers la doublette EPT Monte Carlo - EPT San Remo...
bilan : -100 euros

Un ring, des cartes...
Retour au bercail après ce tournoi éclair et fin de la journée de travail. Juste le temps de se mettre en forme pour le 200 KO du soir. Avec 5000jetons et des niveaux de 30 minutes pour une prime d'élimination à 50 euros, il y a toujours moyen de s'amuser dans ce tournoi. Vu ma sortie poker éclair de samedi lors de la soirée set me up, je ne me précipite pas. De toute façon, j'enchaîne les poubelles. Le 3 est souvent de sortie... mais je vole un peu quand même pour grappiller quelques jetons. On ne se refait pas.

Viens alors un coup où un joueur ouvre en début de parole à tapis pour 2200 jetons. C'est payé par le hijack qui se laisse un peu moins de 3000 derrière... et j'ouvre les As en petite blinde pour un shove facile. C'est parti pour un threesome, je suis face à JJ et QQ !

Première carte un J... et l'As à la turn pour me refaire passer devant tout le monde. J'entends subrepticement un "tiens tu gagnes maintenant avec deux as" et si je rigole à la blague intérieurement je me dis "Ouf, mais quelle jeu de malade!". Je passe à presque 15k et je récupère la moitié de ma mise de départ. Je perds un ou deux coups et vient l'heure de manger. A nouveau.

Je vais me sustenter avec un bounty où un joueur ouvre à 6BB en début de parole. Tout le monde folde et je trouve AK en grosse blinde. Vu qu'il s'est laissé 2k soit 13BB derrière, il va tout mettre au milieu c'est évident. Je décide de juste payer pour probablement tout caller au flop. Un check-call plus tard sur le flop KXX, je reviens à 13k avec un troisième bonus dans la poche.

Ensuite je perds pas mal en juste collant une femme que j'avais mal catégorisée et qui me punit. En gros, elle fait flush turn avec 89s dans une main qu'elle avait ouverte en début de parole et je ne lâche pas TPTK quand elle overbet à la rivière. On se fait donc peu à peu rattraper par les blindes et, sur le dernier coup avant la deuxième pause, je décide de prendre un coup de gamble. Mon voisin de droite fait tapis pour 1/5e du mien et je décide de faire tapis par dessus avec 89 pour prendre les blindes et les antes. Je gagne le coup face à AK... Ca y est, on est en freeroll !

Au retour, je suis rapidement changé de table. On se retrouve à 25 joueurs et j'ai un peu plus de dix blindes. Je laisse passer un coup. Puis deux. J'ouvre ensuite au CO avec AJ puis montre. Un peu plus d'un orbite plus tard, j'ouvre avec AQ. Payé par un gars en position. Flop K9X, je checke et il checke. Sur la turn, un valet, je mise pour info du montant de ma mise préflop... et il jette. Bref je suis à 8000 jetons et me retrouve Under the gun.

J'ouvre deux dames "yes" et je fais 3bb en priant pour que quelqu'un me revienne dessus "c'est le moment de doubler". En grosse blinde, un gros stack coiffé d'un chapeau me min-raise pour ce qui représente un gros tiers de mon tapis. J'envoie la boîte et il me paye dans la seconde. Les As ?! Merde, j'ai prié trop fort. "FML"

J'ai le droit à mon petit ascenseur émotionnel en bonus car c'est un knockout... Bien dégoûté, je me lève, voit une dame tomber au flop... et un As à la rivière. Je file comme un voleur... ou plutôt un boxeur saoulé de coups. Rideau sur un beau coup de rollercoaster poker.
bilan : 0

dimanche 9 janvier 2011

Easy poker... or not

Le poker apporte des sensations électrisantes. Parfois.

Jeudi a été une de ces journées où tout rentre. Dommage, ce n'était que le Day 1A du tournoi anniversaire de l'Aviation Club de France.

Une ventrale au flop et tout le monde checke... va pour la carte gratuite. La quinte arrive et vous entendez tapis... Ok c'est payé. Vous faites quinte flush, en face il y a full... Une barre de fer ne joue pas un coup et vous checke-raise à tapis alors que vous venez de faire couleur... Easy poker...

Quand vous y ajoutez un ou deux bluffs, quelques coups bien joués et que vous avez le plaisir de sortir Xavier Detournel et Angelo Besnainou, c'est que du bonheur.

Sans parler des macarons Ladurée et du champagne Moët à volonté... ni du gâteau à 4 étages. Bref, cette journée a été bonne et je termine avec 108k, soit le deuxième stack alors qu'il ne restera finalement que 80 joueurs et des bananes pour une moyenne à 38k au jour 2.

Day2 - Tournoi anniversaire de l'Aviation club de France
Bref, en ce jour 2, j'avais décidé de prendre mon temps, conscient que l'embellie ne pouvait durer. Je joue donc plutôt des mains faciles et je parviens à me maintenir à 110k. Problème, j'ai un stack de 70k juste à ma gauche et les trois shorts qui suivent vont doubler pour passer à 30k. Bref, il n'y a pas de spots faciles mais j'ai une bonne image. Enfin je le pense puisqu'un coup va me confirmer le contraire. J'ouvre avec A9s et je suis payé par le bouton. Le flop est hauteur As (AJ5) et je décide de checker pour le laisser prendre l'initiative car je le vois sur un as moins fort.

Je checke colle donc et rebelote à la turn, un Roi plutôt dangereux qui fait rentrer une quinte improbable. La rivière est un 3 et je décide de checker, toujours pour contrôler le pot. Vu le board, je me dis que l'adversaire va m'imiter. Non, il mise ultra petit. Là, je sens que j'ai perdu mais je veux voir. C'est donc payé pour voir 53o !

A partir de là, je passe la seconde. Mais, je ne touche pas de jeu et je dois donc ouvrir des pots avec des poubelles. Les départements de France y passent et mon stack fond. Je me prends un deuxième coup difficile ou mon adversaire paye la relance et deux barrels pour toucher sa double paire à la rivière... Bref, là je tilte. J'ai joué sérieux et je me retrouve à 50k !

Je décide de payer avec 89 en petite blinde après une relance payée une fois et je checke-raise à tapis sur XTJ avec deux piques. Mal de tête chez mon adversaire qui va finir par folder QQ alors que je l'ai vu payer un tapis avec tirage quinte ventrale et flush quelques minutes avant...

Ce coup me relance et je passe en mode agression. Je suis de retour à mon tapis de début de journée puis changé de table... après un passage de Antoine Amourette aka Solody qui va faire tapis pendant 10 minutes avec des merguez pour avoir le temps de filer à l'aéroport, probablement direction le PCA. Wish you luck !

Nouvelle table donc, et ca se passe bien. Un squeeze, quelques 3bets bien sentis et je monte enfin à 200k. Je vais même aller jusqu'à 230. Je vais faire le 4bet de trop sur mon voisin de droite. Sur mes 12k, il décide de boîter pour 65 de plus. Si je perds, je me retrouve juste au dessus de la moyenne et j'ai TT.

Depuis le WPT Amnéville, j'ai un compte à régler avec cette main. Je vois mon adversaire sur 99 ou JJ et j'ai presque pris la décision de payer quand je me mets à lui parler. Il a l'air de moins en moins serein... mais bon, il retournera les Rois et gagnera le coup. Je fais donc une erreur et je crois que maintenant j'ai compris, TT n'est pas bon quand tu te fais 5bet...

J'ai donc 120k et je continue l'agression... sans succès. Quelques mains plus tard, le même gars 3bet son voisin de droite... comme il l'a fait depuis que je suis arrivé. J'ouvre deux As et décide de tout envoyer au moment même ou Mercedes Osti passe me dire bonjour. Mais, personne ne tombe dans le panneau. Ca me permet de remonter bien au dessus de la moyenne. Nous sommes presque dans l'argent et je tente ma chance avec les shorts. Bref, je suis scotché entre 110 et 180k.

Arrive ce coup avec Mohamed, deuxième du classement général des tournois de l'ACF en 2010. C'est l'un des seuls qui tente de profiter de la bulle et il relance UTG+2. Tout le monde folde jusqu'à moi qui suis de BB. Je complète avec 56 pour voir un flop 37J avec deux trèfles. Mon idée est de lâcher à la moindre mise adverse mais Mohamed fait parole. Bam, la turn est un 4 ! Je fais une mise, il me revient dessus et quand je lui fais tapis, il insta-colle avec 44 pour sortir 19e...

Demi-finale
Je suis pas mal mais je me retrouve avec Remy Biechel à ma gauche et Jonathan Layani. Mr paire de Rois est aussi à ma table, tout comme un Italien très sympathique. Je vais faire un gros 3bet à Jonathan Layani dès le début pour qu'il raise quand je ne suis pas de BB... il comprend le message. Je sors un short dans un pot limpé avec T6s ou le flop est hauteur dix et où il fait tapis. Mon adversaire a deuxième paire avec J9 et ne touchera pas...

Bref ca se passe pas mal quand mon voisin de droite, UTG +1 décide de limper alors que nous sommes 7 à table. Je raise fort avec AJ et tout le monde passe jusqu'à lui qui annonce all-in. Grosse décision car il a 80k et que j'en ai à peine un poil plus de 200. En fait, j'exclue AQ et AK de sa range car il aurait probablement relancé. Je pense donc être face à une paire ou un plus petit as. Mon adversaire peut-il avoir limpé QQ KK ou AA ? En fait, je redoute de voir JJ mais je vais décider de payer. Bonne pioche puisqu'il montre A9. Putain, mais j'ai vraiment une image de déglingo... merci Remi B pour avoir insisté sur le fait que j'avais payé avec T6s :)

Bref, c'est la TF assurée si je passe ce coup... mais la première carte du board est un 9... Ok, vous descendez à 120k environ... Rien n'est perdu mais je n'ai plus de marge de manœuvre. Je vais ouvrir avec 66 et jeter sur un all-in du joueur de la Team Pro BarrierePoker.fr puis je vais encore bet-fol avec 77 UTG quand j'entends tapis de l'autre côté de la table. Bref, ca fait plus d'une heure que nous sommes désormais 14 en jeu.

C'est le dernier coup avant la pause et j'ouvre AT de coeur. Je me retrouve en duel avec Jonathan Layani qui mise sur un flop hauteur J. Je décide de payer et le Roi de coeur à la turn me donne une ventrale et le flush draw. Il checke et je mise à nouveau. C'est payé très vite et la rivière est une brique. Il checke encore et je tente d'arracher pour 25k. Il insta-colle avec son valet et m'avouera plus tard qu'à moins de faire tapis, il payait tout.

Bref, il me reste 80k et j'annonce à la table que maintenant c'est simple, je vais faire tapis et que c'est terminé les ouverture à 2,5bb qui sont payées par tout le monde. Trois mains plus tard, j'ouvre AA en milieu de parole. Deux joueurs ont déjà couché... je me dis que si je fais 74k et boîte sur 2-4k, je ne serais jamais payé.

Je décide donc de relancer à 9,5k... et lorsque les deux adversaires en blindes payent, j'annonce "c'est impossible de vous faire lâcher en faisant 9,5k". Bref, ca semble plutôt évident que je suis monstrueux. Nous avons droit à un flop Q75 Rimbaud et nos deux amis checkent. Je mise 61k et tapis. Gros mal de crâne de l'homme qui m'avait battu avec deux rois.

Il est en petite blinde et décide de finalement payer. L'ami italien passe en grosse blinde. Mon adversaire retourne QJs et j'ai bien 8 chances sur 10 de gagner le coup. Sauf qu'un J arrive tout de suite à la turn. Ok c'est plié, merci d'être venu. Il n'y aura pas de Table Finale.

La fin est cruelle, j'encaisse 500 euros et je lâche 50 de pourboire pour nos amis les croupiers. Bref, à part mon call avec la paire de dix, j'estime ne pas avoir fait d'erreurs majeures lors du tournoi. La fin est frustrante mais il y en aura d'autres. Et j'ai bien pris mon pied lors de la première journée... Allez Rémy, il est pour toi celui la !
Bilan : +250

Un dimanche de spew
Le lendemain, après un petit déjeuner constitué d'un bon burger avec Fabien aka Mr4B et un de ses potes, je file au tournoi à 150 euros du Dimanche de l'ACF. C'est Deepstack et après avoir monté un joli tapis, je vais spew en 5 minutes. Un gars veut me relancer après mon 3bet mais annonce après avoir posé son jeton de 5k. La croupière n'est pas attentive et le raise est confirmé. Bref, je jette mon AQs alors que j'avais le droit à un flop presque gratuit où le moindre As m'aurait permis de le déstacker. Le tilt est là.

Ensuite, je perds un 40-60, trois coin-flips où je suis devant deux fois avant de me faire sortir par Patrick Chêne. Je boîte 22 pour 10 blindes et il me paye avec AT... et c'est terminé en 40e position pour 82 joueurs.

Le temps de prendre un verre avec Nicolas Fraioli et Remy Biechel qui sont arrivés en avance pour la finale du Tournoi anniversaire et c'est la fin d'une belle semaine de poker... même si elle n'a pas été fructueuse niveau Bankroll.
bilan : -150


mardi 26 octobre 2010

ACF Hold'Em Series : La win dans le 1k

Ma vie n'a pas changé.

Un peu moins de 48 heures après une victoire au ACF Hold'Em Series, j'ai juste une deuxième ligne HendonMob pas dégueulasse et je continue ma progression dans le bon sens.

Surtout, cela va me donner l'opportunité de jouer des tournois plus relevés pour apprendre et (tenter de) réussir à maîtriser ce jeu.

La gagne va booster ma bankroll et me permet de presque rejoindre un certain Fred Brunet au classement LivePoker et de revenir au niveau d'un joli fish, j'ai nommé Claire Renaut. Au classement Poker52/HendonMob, je me cale juste derrière Julien Brécard aka Yuestud, au 114e rang tricolore ! Ca a de la gueule, non ?

Bref niveau statistique, c'est pas mal et si je n'ai pas pris le gain de la première place à l'Aviation Club de France, je viens de dépasser les 50k de gains en tournoi cette année ! Ce n'était évidemment pas un objectif mais rien que de l'écrire, ca me semble énorme. Je suis loin de m'enflammer comme je l'ai confié à Antoine de Poker-Leaders qui a souhaité m'interviewer [le lien ici]. L'aventure commence.

J'ai aussi débuté un compte-rendu de ce tournoi sur le Club Poker pour ceux que cela intéresse [le lien ici] et je ferais logiquement une deuxième partie sur ce blog, plus tard dans la semaine.

Le programme est tout de même bouleversé. Je devais effectuer un coverage pour le 3K des Hold'Em Series mais cela ne se fera pas. Je suis donc disponible pour me rendre à la Pasino Cup... probablement avec Lecorback. Nous verrons au dernier moment...

Par contre, j'avais dans l'idée d'aller au WPT Amnéville en cas de succès au 1K des Hold'em Series. L'idée fait son chemin et il y a de fortes chances que je vende des parts à 35 euros. N'hésitez pas à me faire signe...

vendredi 15 octobre 2010

ACF : La win dans le jeudi double chance

Tout est dans le titre, j'ai remporté le tournoi double chance de l'Aviation Club de France, dans la nuit de jeudi à vendredi. Sur la ligne de départ, nous étions 46, une affluence moindre que d'habitude.

Enfin c'est ce que l'on m'a dit car ce n'était que la deuxième fois que je faisais ce tournoi. Que dire si ce n'est que le tournoi s'est bien déroulé. Je titre la table 5 [celle qui sert de TF à l'ACF], place 4 et le bouton est au siège... 4. J'ai aussi eu la chance de prendre trois petits coups pour passer au dessus de la cave de départ alors que nous n'étions que trois puis quatre à la table... et cela m'a lancé.

Ensuite, celui que j'appellerais le Russe fou a fait le travail pour moi. Ultra actif, il a fini par montrer un gros bluff. J'ai donc décidé de le coller le plus souvent possible. Deux fois, je vais le suivre avec des poubelles, payer un cbet, toucher la turn ou la rivière et le faire payer avec air puisqu'il mucke à chaque fois. Quelques minutes plus tard, je fais full à la turn dans un pot où il y a beaucoup d'action. Je reraise à tapis en espérant que mon ami va venir, pour l'énerver je tiens mon jeu au dessus de la ligne genre "je sais que tu vas lâcher" mais il ne craque pas. Pas encore.

J'ai pas trop de jeu mais la première fois que je vais relancer avec une main valable [AQs] après une farandole de limps, tout le monde jette. Jusqu'au Russe qui boîte pour un overbet de fou. Là je suis pas trop mal en jetons, j'ai pas pris la deuxième cave et, surtout, je sens bien que je crushe sa range puisqu'il peut faire ca avec n'importe quelles cartes. Il est temps de monter un stack car nous entamons le début de la deuxième heure et donc de prendre le risque de payer. Bonne pioche, le Russe fou retourne A7o... Pas d'horreur et je suis lancé.

Ensuite, je vais voler pas mal de petits coups... et je vais chatter. A ma droite, une blonde plantureuse vient de se poser. Sur les trois premiers coups qu'elle joue, elle colle simplement. Sur le quatrième, elle relance un poil plus que 3BB. Ca sent le monstre mais je trouve encore AQs avec la position. C'est payé pour un flop hauteur 10 avec deux coeurs. Mademoiselle boîte ! Je la couvre largement, j'ai deux cartes au dessus et un tirage max et je la vois bien sur deux valets ou deux rois. Je paye. Elle montre les As. La turn est un coeur...

Chose marrante, la blonde, déjà sortie donc, a été rejointe par un gars qui s'est posé à sa droite. Ils semblent se connaître et vont avoir la même soirée. Sur la main suivant la sortie de la demoiselle, le nouveau relance, 3bet de la grosse blinde, tout part au milieu. Évidemment, la grosse blinde va encore craquer les As avec les Dames... Je continue mon ascension en gagnant un coin flip. Je relance UTG avec 88, je suis 3bet par un joueur avec qui j'ai joué pas mal en cash-game et je pense être sur un coin flip. Je lui reviens donc dessus et ma paire va tenir face à son A9o.

Je suis à presque trois fois la moyenne et je continue à mettre la pression de manière plutôt diffuse. D'ailleurs, je remporte un briquet ACF Poker en gagnant la main ciblée par le tournament Director pour offrir ce cadeau anecdotique. Il n'y a pas de petit profit !


Je vais tout de même passer un bluff avec K3o. Je relance un peu moins de 3bb en fin de parole et je suis juste payé par un joueur en blinde. Un vieux qui joue toutes les cartes, au feeling... et fait un peu n'importe quoi il faut bien l'avouer. En fait, il ne me paye pas et me min-raise. J'hésite à coucher mais pour l'image c'est pas terrible donc je paye en espèrant pouvoir reprendre le contrôle du coup. Le flop est évidemment horrible [QJX avec deux trèfles] et pour ne rien arranger, mon adversaire donk bet pour le pot.

On a un historique de deux trois coups et je pense qu'il me prend pour un rigolo qu'il peut manipuler et écraser. Cela étant dit, je fais pas le malin mais comme je le vois sur un tirage au mieux, je me dis qu'il y a un spot pour le relancer et lui faire peur. Je mise 3K dans un pot qui en fait 3 après sa mise. Autant dire qu'au moment où il me paye, je ne suis pas le plus heureux des joueurs... Encore moins quand un 3 de trèfle tombe à la turn. Ca va un peu mieux quand il checke, je prends ca pour un aveu de faiblesse. J'ai le tirage 2e flush max, je mise donc un tout petit peu genre j'ai touché et je prépare le value de la rivière. Il paye. La rivière, je ne m'en souviens plus, juste qu'elle n'est ni un roi, ni un as, ni un trèfle. Il reste 4k à mon adversaire qui checke encore. Je fais 2k... il passe rapidement. Désabusé. Ouf !

Nous ne sommes plus que 18 et, lors du tirage au sort des nouvelles places, je tire la place 4 de la table 5... bref je ne me déplace pas et je prends cela comme un signe...

Je suis vraiment bien maintenant et je peux même me permettre de limper 67s UTG pour déstacker deux joueurs sur 6A6... Le tournoi avance et je suis clairement parmi les trois quatre gros stacks du field. J'ai aussi de la chance puisque Mohamed, un jeune qui perfe pas mal dans les tournois de l'ACF, arrive à ma droite et avec vraiment peu de jetons. Je vais le 4bet avec une paire de dix mais il va folder puis, de petite blinde, je vais le faire doubler sur un flop A9X où il fait deux paires max alors que j'ai touché mon as. Heureusement, il va être victime d'un bon gros setup qui me dégage bien la route. Il relance en début de parole, payé une fois. Flop K3T et les deux adversaires s'excitent. Mohamed quitte le tournoi alors qu'il avait touché avec son K3... son adversaire avait payé avec KT...

J'essaye de faire le travail et d'éliminer des joueurs, mais ca ne marche pas toujours et je lâche quand je me fais revenir dessus. Pas de mauvaises rencontres et alors que nous sommes 8 pour 5 payés, un jeune cripplé demande le deal. Refus de ma part. J'accepterais que l'on prenne 100 euros sur le premier et 100 euros sur le deuxième pour rembourser le 6e. D'ailleurs, à 10 left, nouveau redraw et là encore, j'ai tiré le même siège !

Livraisons
Nous ne sommes donc plus que 6 et je trouve A8s. Je relance 3BB, ce qui équivaut à la moitié du tapis de la BB, le jeune qui avait proposé le deal. Il boîte et je paye pour me retrouver face à AQs. Pas de miracle... le jeu se poursuit. Celui qui va faire 6 est un certain Moustapha. Il va être vitime d'un call de l'espace après avoir misé avec A3 sur A34. Papy fou le paye après avoir regardé son jeu [que je vois puisque c'est mon voisin de gauche]. Là, je suis le seul à savoir que papy fou a payé avec K5o ! Et bam, tout de suite le 2 à la turn ! Nice play sir !

Lorsque nous sommes à 5 left, je trouve AKs et j'ouvre logiquement le pot pour 7k. Papy fou me revient dessus pour 17k en position. Là je tanke un peu car c'est la première fois que Papy fou relance. Avec les horreurs qu'il a infligées, nous sommes les deux plus gros stacks. J'hésite à tout pousser mais il est préférable de voir un flop plutôt que de s'envoyer en l'air donc c'est un call.

Le flop [AQX avec deux coeurs] est bon pour moi. Je me dis qu'à 5 joueurs, s'il a deux dames, deux as ou AQ c'est tant pis pour moi. S'il a le tirage couleur, je veux jouer ce coup. Je décide de faire tapis. Sick, Papy fou me paye en moins d'une seconde. Là je tremble. Brelan ? Non, Papy fou montre JJ !

Duel final
Pas d'horreur, merci pour la livraison et là je deviens énorme chipleader. Le reste est une formalité jusqu'au Head's Up... face à Papy fou qui a chatté pour sortir le jeune qui voulait le deal. Juste avant le duel final, il demande un arrangement mais j'ai trop de jetons, il est tellement moins bon que je ne peux que dire non. Et là, pendant 15 minutes il va me faire douter. D'abord en payant un tapis pour doubler avec Q7s alors que j'ai AT. Ensuite, il jette à chaque fois qu'il est au bouton.

Par contre, quand moi je suis au bouton et que je raise avec mes poubelles, il colle avant de donkbet allin sur chaque flop. Il me fait ca 4 fois de suite et je n'ai jamais rien pour payer. Bref, il arrive à remonter un peu même si l'écart doit être encore largement en ma faveur.

Quand je trouve 55 au bouton, je me dis qu'il faut que je prenne ce pot. Cette fois je mise un peu plus que d'habitude. Il paye encore. Trois cartes au dessus du 5 au flop mais cette fois mon adversaire checke. WTF ? Bon, on va tenter le continuation bet... et il colle. Là j'abandonne le coup clairement en checkant la turn alors qu'il a fait de même. Mais, à l'abattage après un nouveau double check à la rivière, Papy fou montre paire de 4 !

Je grappille deux-trois coups et ça devient critique pour lui. Je vais payer son tapis avec 78o trois-quatre mains après la confrontation paire contre paire. Il montre A8 mais c'est à mon tour de toucher avec un joli 7 à la turn... Il est temps d'aller prendre une vodka orange et de rentrer dormir... ou pas.

mercredi 25 août 2010

Cercle Cadet : Donkament victory

La journée de lundi avait été mauvaise. J'ai mal joué par manque de concentration.

Guillaume Cescut, qui attendait une place en 5/5, est venu patienter à ma table et s'est assis juste à ma gauche. Il ne m'a fait aucune misère mais j'ai perdu le fil en parlant beaucoup trop avec lui.

Résultat, des livraisons et des mauvais choix de ma part... pour une session négative. Mais aussi quelques tips lâchés par un joueur gagnant.

Comme d'habitude en ce mois d'août, je travaille le matin avant de partir taper le carton. J'arrive au moment de l'add-on pour le satellite qualificatif pour le 500 de l'ACF. Je me retrouve à une table difficile avec notamment Nourredine Aittaleb. Ca se passe plutôt bien, je maîtrise le format et on se retrouve à 13 left pour 9 tickets. L'ami Nourredine est à 8k jetons environ et open shove en début de parole. Je suis de BB avec genre 10k et j'annonce qu'il y a "trois mains avec lesquelles je paye".

C'est donc à moi de jouer, je regarde la première carte... et je vois un as. Je regarde la deuxième... encore un as. Bon d'accord, c'est l'heure de payer et d'assurer le ticket. Un flop plus tard, je me suis fait ouvrir par ATs qui fait brelan de dix. Il me reste deux blindes.

Je vais réussir à doubler une fois et nous ne sommes plus que 11 quand arrive la main fatale. J'ai AKo et je pousse tout au milieu en premier de parole. Je suis payé par JJ et ne passe pas le coin flip.

Direction de le cash game de l'Aviation Club de France. Ouverture d'une 100, je commence très bien sur les 10 premiers pots. Nous ne sommes que 6 à table et mon crédit n'est pas prêt de s'arrêter. Alain Layani me pousse à tapis sur un flop JT4 alors que j'ai QQ et ca tient puis je décave deux fois un gars en trente minutes. La première fois j'ai les As et je le 3bet avant qu'il pousse tout au flop hors de position. Bon bah call...

Après, j'ouvre 22 avec AJs en fin de parole et il me relance à 44. Je paye sec en lui demandant combien il a derrière lui. Il pousse son stack de 150 euros sur un flop JXX. Je n'aime pas payer un tapis avec TPTK, je suis devant ou (souvent) derrière... J'ai néanmoins monté un énorme stack et je paye en annonçant un valet avec un as. J'ai l'impression qu'il me dit que c'est bon alors que la turn est dévoilée. Un as, sweet... La rivière est une brique et je réalise qu'il a les rois en main. Oups !

Après 80 minutes de jeu, il est temps de se lever avec un bénéfice de 750 euros... direction le Cercle Cadet pour le moment donkament victory.

Je vais faire le 30 rebuy boucherie avec mon pote Romain. On démarre avec 1500 jetons pour des niveaux de 20 minutes. Je perds deux caves sur les deux premiers coups. J'ouvre 99 UTG à 325 sur les blindes 25-50, je suis payé trois fois et ca me saoule de lâcher au flop... Sur le deuxième, UTG relance à 100, payé 4 fois. Je squeeze en grosse blinde avec QJs. Je suis payé par un As vraiment moisi qui gagne... Bref, je recave, je passe en mode agression continue, ne déchatte pas sur deux coin-flips où je suis devant... pour remonter à 4800 jetons juste avant l'add-on.

Je suis en avance sur la moyenne mais je prends les 3000 jetons pour 30 euros de plus. Mon investissement total se monte donc à 120 euros. Je suis toujours devant et continue à grappiller le plus de jetons possibles. Nous étions une grosse soixantaine au départ et l'écrémage intensif commence.

Je choisis bien les adversaires pour monter à 11K puis relance 99 en fin de position. Le joueur avec le deuxième stack de la table est petite blinde. Il pousse ses 8,5k. Je décide que vu le profil il est probablement sur un gros as et que c'est le moment de prendre le risque pour décoller. Je tanke un peu puis colle pour me retrouver face à AK. Ca tient et je m'envole.

Ensuite, mon voisin de gauche boîte UTG, il est payé par un short et un gros stack qui ne fait que coller. Je découvre AK en grosse blinde et je pousse tout pour faire folder le gros stack entré avec sa poubelle. Il jette... et je fais carré de Rois [JKKKX] pour casser QQ et JQ de mes deux adversaires. Romain, qui était deux places à ma droite, rend les armes à ce moment.

Arrive alors un gros lourd qui a 15k jetons. Il me boîte dès que je bouge et passe quand je limpe. Il est à ma gauche et je vais folder trois quatre fois en montrant un as quand il me relance all-in pour 7 fois ce que j'ai investi. Chaque fois je sais être devant mais je ne vais pas mettre en péril mon tournoi et jouer un 60-40...

Bref, les éliminations se succèdent dans une atmosphère oscillant entre la déconne, l'embrouille et le n'importe quoi. J'arrive en Table Finale avec 70k sur les 345k jetons du tournoi. Malheureusement les blindes sont folles et je vais perdre gros sur un coup de folie, trente minutes plus tard. Tapis d'un joueur, tapis d'un autre et je découvre KK. J'ai un poil plus de 10 blindes et je couvre les deux joueurs... ils me retourneront AA et TT. Comme de bien entendu, TT [le gros lourd qui était à ma gauche et souhaitait me psychanalyser] rafle le pot... avant d'annoncer qu'il ne deale pas.

Je suis désormais le short de la table. Nous sommes encore 8 et il y a 7 payés. Va falloir aller chercher l'argent... Je passe une main puis boîte KQo avec mes presque 2BB. Je suis payé une fois mais un troisième larron boîte par dessus. Je gagne le coin flip face à JJ ! C'est reparti et je remonte pour finalement dealer en position de chipleader à 5. Avec 90k jetons sur des blindes 6k-12k, je parviens quand même à négocier un poil mieux que le gain de la deuxième place.

Il est temps de quitter le Cercle Cadet pour aller donner ses 10% à Romain....

samedi 21 août 2010

ACF 500 : Du goudron et des plumes

Pas de miracle dans le 500 du 18 août. J'ai mal joué, rien ne m'a sauvé.

Après trois jours incroyables où j'ai eu la chance de gagner un tournoi et de finir sur le podium d'un autre, la fatigue et le niveau supérieur de ce tournoi m'ont rejoints.

Il y avait 88 participants dont Arnaud Esquevin, David Pecheur, Nicolas Babel, David Jaoui, Laurent Leclerc, Anthony Lellouche, Roger Haraibedian... Ca c'est pour les noms car le niveau global de ma table m'a aussi semblé bien meilleur que les tournois du reste de la semaine. Si on ajoute cela au fait que j'ai forcément moins bien joué après une semaine de poker intensif, le couperet est tombé très vite.

A la table 6 de l'Aviation Club de France, je retrouve David Jaoui qui m'avait destacké en cash-game en collant juste avec AK de grosse blinde. J'aperçois aussi deux regulars de la 250 et un Belge que j'ai pu croisé au Marrakech Poker Open et sur beaucoup d'autres tournois. J'ai trop joué au début, me mettant en danger tout seul.

Mon départ est pourri. Moisi. J'ai la désagréable sensation de me faire outplayer au moins deux fois, je me fais aussi craquer les valets que je n'arrive pas à lâcher dès le flop.

Pour résumer, mon image est bien sale puisque je folde dès que l'on me montre une résistance certaine. Les folds sont logiques mais j'aurais pu m'éviter des mises inutiles. Je tombe a 6k alors que nous jouons depuis moins d'une heure.

Calme malgré le jeune énervé qui est à ma gauche et le vieux qui joue tous les pots à ma droite et semble tout toucher, je grinde tout de même jusqu'à 8k. J'ai pris ma place dans un satellite donc mon investissement est minimal.

Je n'ai pas peur de perdre donc je me donne une chance de gagner... mais je n'ai pas la sensation que je vais aller loin. Presque revenu au stack de départ, je suis pourtant résolu à ne plus me faire marcher dessus.

Je relance AJo mais le bouton me 3Bet pour son premier coup à table. J'abandonne et je perds encore quelques jetons. Un peu plus tard, j'ouvre UTG avec A6ss. Je me fais encore 3bet par le même gars. Je le soupçonne de vouloir abuser mais je colle pour voir un flop favorable. Touché, je trouve deux piques sur XXQ. Je donke 2400 en sachant que s'il me revient dessus c'est all-in. Il tanke des plombes, et met finalement son tapis en jeu avec AQ. J'insta colle. Si le tournant est anecdotique, je touche un 5 de la bonne couleur rivière. Ouf, je décolle et passe à 16k.

J'ai pris un risque en collant mais j'ai suivi mon plan de jeu au flop et j'ai désormais un peu plus de respect à table. Cela ne dure que le temps de monter à 20k pour une moyenne à 15k.

Ensuite, je raise une poubelle UTG+3. 2 payeurs qui lachent sur mon cb au flop. La main suivante, je découvre AQ, raise encore, trouve trois payeurs, et un flop de bûches. Je lâche à la turn avec rien tirage rien face à un joueur dans les blindes. L'erreur fatale arrive.

Je suis donc désormais under the gun. Et là je trouve AQcc. Blocage, je n'arrive pas à miser une troisième fois de suite et me précipite vers l'horreur. Je limpe de manière scandaleuse, le bouton colle, tous comme les deux joueurs dans les blindes. Flop : Q74, ça checke jusqu'à moi et je mise 70% du pot. Je suis seulement payé par Jaoui qui est dans les blindes.

Je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche et je me demande s'il ne m'a pas attrapé comme la dernière fois. Le tournant m'ouvre un tirage couleur avec un valet de trèfle. RayonX checke et je mise. Il pousse son tapis au milieu et je colle beaucoup trop vite... sachant qu'il a probablement deux paires - au moins- . Obviously il me les montrent avec 74. Va encore falloir chatter !

Je ne touche ni valet, ni dame, ni As, ni trèfle et je tombe à 6500 jetons. Quelle erreur, j'ai engagé la marge que j'avais dans un coup foireux joué trop vite. Jamais mon adversaire n'a moins bien que TPTK dans ce pot !

J'engage le mode survie. Je paye tout de même deux ouvertures avec un As suité mais j'abandonne dès le flop tout en parlant intérieurement aux oiseaux. Je suis désormais passé en mode push-fold. C'est fait deux fois sur le joueur le plus peureux de la table avec AQ et AJs.

Sans être payé, je plonge lentement... mais sûrement. Puis sur les blindes 300-600 ( ante 50), alors que nous allons passer a 400-800, je boite mes derniers 3800 jetons avec AKo UTG. Le short moustachu boîte par dessus pour un total de 6K. Tout le monde folde jusqu'à la grosse blinde, le vieux jouant tous les pots à ma droite, qui entre en réflexion.

Enorme avec 45-50 k alors que la moyenne est à 17k, déglingo paye avec AJo. Moustachu montre AQ mais la première carte du flop est une Dame. Bam le roi tout de suite et je me mets à y croire. Pas de dix... mais c'est la cruelle rivière qui sort.

Je suis out en 51e position sur 88, quelques minutes après minuit. La sensation de ne pas avoir su me raisonner à faire le mort quand j'ai eu la chance de monter à 20k me taraude... Mon stack était suffisant pour atteindre la deuxième pause et sélectionner de bons spots ou attendre de bonnes cartes.

Mais, après 4 places payées de suite en tournoi, j'ai probablement voulu mettre la charue avant les boeufs. Si j'ai gagné le last longer avec mon pote Daniel, je ne méritais que le goudron et les plumes...

Next time !