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dimanche 4 octobre 2009

NRJ12 Mission Caraïbes : L'interview de Mylène

Mylène Cogan va avoir 24 ans. Mylène qui ? Celle qui participe actuellement à l'émission diffusée sur NRJ12, Poker Mission Caraïbes. Comme elle sait jouer, Mylène ne mise pas tout sur son physique et le trash. Humble et discrète dans la villa, on ne peut pas dire qu'elle apparaisse beaucoup à l'écran lors des orgies nocturne dévoilées lors du premier épisode. Venue pour autre chose à Saint-Martin, Mylène se dévoile ici. Histoire de ne surtout pas être assimilée aux bimbos du programme...

Peux-tu nous raconter ton histoire de joueuse de poker ?
Mylène Cogan : "Ça va faire 5 ans que je joue. J'ai découvert ce jeu à travers un ami qui était croupier à l'Aviation Club de France. Il m'a appris les mains de départ et puis j'ai vite pris goût au poker. Il m'a appris les combinaisons et m'a surtout dit qu'il y a avait autre choses que les cartes. Dans ce jeu, tout ne se résume pas à avoir le meilleur main possible... Forcément il y a ensuite eu les parties entre amis et le buzz internet est arrivé. Ça a explosé et je me suis mise à jouer online en argent fictif. Là j'ai vu qu'il n'y avait aucune progression possible donc pour apprendre un peu plus j'ai fait un premier dépôt. A côté de ça, je me rendais de plus en plus à l'ACF.

Combien de temps as-tu mis pour te rendre en cercle et franchir ce pas ?
Au moins une bonne année de jeu. Franchir ce pas c'est une question de niveau. En plus je savais pertinemment que c'est un monde très masculin donc tu ne peux pas débarquer comme ça... Ma première fois m'a confirmé que c'était un monde parfois très macho. Mais au delà de ça, tu as toujours peur d'être nulle et de te faire traiter de fish. C'est plus facile de jouer derrière son écran.

Etre une fille à la table, est-ce un avantage ?
Non, non pas du tout... Il y a encore deux trois ans, il y a avait encore très peu de filles donc c'est vrai que l'on pouvait en jouer un peu, séduire... mais maintenant les gars ont compris que l'on peut être pire que tout dans les bluffs ou au contraire très solide au niveau du jeu en main. Les filles progressent quoi...

Qu'est ce qui te plais dans ce jeu?
Je ne joue pas pour l'argent. Avant tout, le poker c'est une passion. Je trouve génial de se confronter tout les jours à des joueurs différents. Tu vois des styles complètement opposés et ça devient une superbe bataille psychologique. Ce côté battle à la table c'est ce qui m'intéresse. Savoir lire l'autre, repérer un bluff, c'est vraiment passionnant.

Tu ne joues qu'au poker?
Oui, je ne suis pas passée par le Backgammon où un autre jeu de cartes. Je suis entrée directement dans le poker même si j'étais une grosse joueuse de casino. J'adorais son ambiance, la roulette, les machines à sou... c'est un univers qui m'a toujours attiré. Dès que j'ai eu 18 ans et que je pouvais entrer, je suis allé voir ce qui s'y passais.

Quelles sont tes variantes préférées ?
Je joue bien sûr évidemment au Omaha, au Stud, au double hold'em ou poker chinois. Mes jeux ce sont le Hold'em et le Omaha. Le Omaha est un jeu aux évolutions multiples, jouer avec les tirages c'est très plaisant. Et puis chaque carte peut provoquer un tel rush d'adrénaline... C'est un jeu où tu réfléchis beaucoup et où le calcul des probabilités est très importants pour ne pas se ruiner...

Quelle joueuse es-tu aujourd'hui?
Aujourd'hui, le live a pris le pas, largement. Je me mets de plus en plus au tournoi mais bon le Cash Game c'est la base, c'est plus rentable J'ai commencé à la 2-2 et puis je suis passé à la 2-4 mais j'étais déjà là quand l'Aviation offrait des tournois à 30 euros, c'était une autre époque...

Quel est ton meilleur souvenir de poker?
Ça reste le premier tournoi que j'ai fais à l'ACF. Je débutais et j'ai eu le bonheur de finir à la deuxième place... Je crois que j'avais pris 380 euros, un truc comme ça. Mais bon, impossible de comparer avec la sensation d'avoir été loin. A l'époque c'était énorme, surtout pour une mise de 30 euros...

L'argent du poker peut faire perdre la tête, comment gères-tu le côté addiction ?
J'ai vraiment touché du doigt ce truc qui peut tomber sur tout les passionnés. J'ai passé des heures sur le net sans dormir, j'ai passé 24heures sur une table... Ça m'a poussé à réfléchir sur moi. Je trouvais ça malsain pour ma santé et pour le reste donc j'ai fais un break à ce moment là. Aujourd'hui, je crois que j'ai les capacités pour prendre du recul et je me fixe des limites. Je ne joue plus qu'un certain nombres d'heures par jour, juste histoire de gagner un peu d'argent. Je jouer toujours avec autant de plaisir mais je veux garder la tête sur les épaules.

Quel est ton parcours hors poker?
Il est assez particulier. J'ai arrêté les études avant le Bac et je suis devenue vendeuse, tranquillement. J'ai continué cette activité avant de me lancer à fond dans le poker. J'ai alors vécu du Cash Game pendant 18 mois. Derrière ça, je me suis remises à la vente car je m'y retrouvais plus. La vie du poker manquait de stabilité et j'en avais vraiment besoin. Et puis j'ai de nouveau quitté le monde du commerce pour revenir au poker. Cette fois avec beaucoup plus de maturité et avec comme objectif de faire plus de tournois.

Tu viens de participer au tournoi Deepstack du Club Poker organisé à l'Aviation Club de France. Tu étais en tête avant d'exploser, que s'est-il passé ?
J'ai pris le commandement lors de la première journée mais ensuite [le deuxième jour] ça a été horreur sur horreur... Après il faut gérer la défaite en tournoi [Mylène est sortie 29e, à deux places de la bulle]. Là, je vais pas dire que je suis contente de perdre car c'est loin d'être le cas. Ça fait jamais plaisir mais faut essayer d'en tirer quelque chose.

Celle là en particulier est assez dure car je souhaitais au minimum être dans l'argent. Rentrer ITM [In the Money, dans l'argent] c'était un premier objectif et ne pas l'atteindre ça me (silence). Bon je m'arrête pas dessus et je suis déjà passée à autre chose. Je vais faire la croupière pour Direct8 et je m'envole à Londres avec PokerStars...

La deuxième partie de l'interview arrive lundi...

dimanche 30 août 2009

France Poker Tour V : Winamax VIP

Dans la semaine, je poste un message privé au team manager de Winamax sur le Club Poker. Mon but : aller faire un petit reportage au Carrousel du Louvre où se déroule l'édition V du France Poker Tour. Mister Julien Brécard me répond la veille du coup d'envoi et je maile donc une responsable presse en dernière minute. Il est 20 heures et je me dit que ça va être juste pour arracher une accréditation. Dans la foulée, départ en soirée. Retour chez moi à 5 heures du matin et, par acquis de conscience, je checke mes mails. Bonne surprise, Laurence de Winamax m'invite à me présenter dans un café select place du Palais Royal pour participer à la journée VIP. Je ne vais pas trop dormir puisqu'à six heures du mat' je suis encore sur le forum avec Tilou mais, j'ai de la chance, j'habite à moins de 10 minutes en scooter du lieu du tournoi. J'aurais donc mes trois heures de sommeil.

Samedi matin, après un petit crochet par Darty pour acheter un nouvel appareil photo - impossible de redémarrer l'ancien - je fais mon entrée au Cab (un resto lounge qui se la pète et surtaxe tout sans faire de la high-quality faut bien l'avouer). Je m'empale alors sur les hôtesses d'accueil. Non, je ne suis pas sur la liste, Oui je suis de la presse... C'est un interrogatoire ? Je réponds juste à toutes leurs questions avec une belle assurance et après quelques secondes, je pénètre facilement dans le carré VIP du FPT. C'est qui le patron !

Rencontre avec Lucille que je reconnais à l'oreille puis balayage de la salle avec ma vision infrarouge. Les Winamax sont tous là sauf Patrick Bruel et Vikash Dhorasoo. Le déroulement de la journée est simple : un petit brunch est servi alors que les présents peuvent discuter librement avec les joueurs. Il est 10 heures 40 et, par la fenêtre vitrée, on peut apercevoir les joueurs lambda du tournoi qui débouchent du métro. Ils passent sans nous voir alors que nous sommes à deux mètres...

Je vais particulièrement discuter avec Vikash le comique-footballeur qui est arrivé à la bourre sous les ovations de la salle. "Non, je n'ai pas gagné le Sunday 500", "oui il y a des similitudes entre sport de haut niveau et poker", "oui je kiffe ma reconversion"... Puis je m'approche de Sir Cuts alias Ludovic Lacay. Je le félicite pour son Main Event. Il est très "fier" de son parcours et ne désespère pas de gagner. One time ! "Ça ne me travaille plus désormais, je sais qu'en multipliant les places d'honneur, ça finira bien par payer". Puis, nous parlons de son blog.

Il voudrait bien poster "un peu plus" mais n'a pas vraiment le temps quand il est en tournoi. Surtout, il ne veut pas tomber dans l'écueil de la Hand Story... même s'il réfléchit à poster quelques conseils stratégiques de temps en temps. Je l'encourage vivement à être plus présent sur le web, à tenter de nous faire partager son parcours et ses humeurs puis nous dévions sur la folie du Twitter. Très disponible et souriant, il s'embête plutôt royalement quand l'avocat vient expliquer clairement où nous en sommes sur la prochaine législation concernant le jeu. Crocmonsieur expose le point de vue des pros à l'assemblée. La photo que je prends de Cuts quelques minutes plus tard avec un regular de l'ACF, en arrière plan est ma préférée de la journée.

Je croise alors Mikis Cirieix. Nous avions partagé une table lors du tournoi de la presse Unibet, il y a quelques mois au Queenie sur les Champs-Elysées. Toujours dans les bons coups, Mister Direct 8 est venu bruncher et jouer. Hé oui, l'organisation nous propose de participer au tournoi sans passer par un freeroll. J'accepte sans me faire prier... Davidi Kitai vient alors s'asseoir à notre table et nous parlons d'Antoine Saout. Lacay et Kitaï n'ont pas la même lecture du joueur et Cuts continue de penser que notre November 9 n'est pas un grand joueur de poker.

Le Belge lui répond malicieusement qu'il n'a pas digéré un call du finaliste. Ludovic enchérit avec un "ce call prouve justement qu'il a pas le niveau". Bref, on s'amuse, ça chambre et la discussion est libre, sans arrière pensée. Je ne sors pas mon dictaphone pour faire des interviews, on est là pour partager un bon moment, pas pour bosser, profiter et s'amuser. D'ailleurs, tous les joueurs vont me raconter le moment le plus pénible du FPT : la rencontre avec la presse et les questions des journalistes qui n'ont jamais joué au poker. Franchement, des fois il y a des claques qui se perdent...

Davidi me précise qu'il ne s'était plus levé aussi tôt depuis l'édition du FPT au Stade de France mais ne perd pas le sourire. Il m'assure que même sur un Freeroll comme celui ci, on peut apprendre de joueurs moins bons. Et puis, le FPT, c'est la fête du poker et un super moyen de s'initier au jeu live avec jetons et cartes pour les débutants... Pour les pros, un seul objectif : ne pas épuiser le réservoir de chatte avant le démarrage d'une nouvelle saison !

Après quelques minutes avec Anthony Lellouche qui nous raconte son passé de gambler et son parcours pour arriver au poker, je rencontre JS. Ce journaliste, bien implanté dans le poker, avait été mon compagnon de stage durant lequel nous avions participé au lancement de Football.fr. Il me révèle avoir été invité durant 5 jours à Las Vegas pour suivre le Team Winamax lors des Day 1 du Main Event. Autant dire qu'il a kiffé... il me raconte ça les yeux grands ouverts !

L'heure tourne et tout ce bon monde enchaîne jus d'orange et croissants. Il est désormais 13 heures et on passe aux choses sérieuses. Nouveau good beat, le déjeuner est compris dans la prestation VIP. Place aux pâtes, hamburgers et autres assiettes norvégiennes pour les fans de saumon fumé. On a failli repartir le ventre vide... Mon pote Damien de Paye ta mousse s'est aussi incrusté et nous avons aussi papoter quelques longues minutes. Le temps de manger tout ça - définitivement trop d'ail -, il est temps de partir vers le tournoi. C'est une autre histoire...

Mes photos du carré VIP Winamax

Le reportage de TF1 sur le FPT

Le coverage du FPT by Harper and Benjo

Le reportage de France3 sur le FPT

Le FPT sur Pokernews

lundi 10 août 2009

Bienvenue à Wagram

Après une session cata à l'ACF, la journée de dimanche commence par un nouveau crochet sur les Champs Elysées, histoire de se refaire. Table à 100 de déglingo, j'entre avec 200 et double rapidement sur une double paire floppée qui tient. Mais quand on est noir, on est noir et je vais me faire déchirer par un full de l'espace. Mon adversaire possède T8 alors que j'ai les Dames : Je relance à 30 preflop, il call. Flop 383 et je reposte 50 après son check. La Turn est un 8 et il fait boîte directement. Je paye car je ne veux pas lâcher mon monstre et bien évidemment il gagne.

A un moment, Serge SMC vient faire le lourdeau à côté de la table et sous-entend, tout en délicatesse, qu'il a fait mumuse avec la croupière, Miss Amandine Bessi from Direct Poker. La jeune fille noie le poisson et une fois le blagueur parti, elle le taille tel Patrice Laffont le dimanche soir. Eclats de rires généralisés à la table... Il me reste alors 160 et je me fais terminer à la main par Mr Muscle qui a fait des mooves osés. Il relance et, avec ma paire de 9, je fais tapis préflop. Bad timing, mon adversaire call avec AK et touche son AS à la première carte... Bref je suis à -600 en deux sessions.

C'est dur psychologiquement et mon pote Sam, qui s'est refait très largement le samedi à Wagram, m'invite à prendre un verre. C'est lui qui régale le menu Golden Big Mac car je n'ai plus de cash sur moi et il s'emploie à me remonter le moral. Un troisième larron fait son apparition alors que nous avons bougé à la terrasse d'un bar et que les pressions s'enchaînent. Les deux me travaillent au corps pour me convaincre de tenter une excursion à Wagram. Au bout d'un moment, je craque : "Fuck it, let's gamble ! "Je suis déjà venu dans ce cercle et je n'avais pas aimé l'ambiance générale un peu trop Zoo à mon goût mais surtout, je n'avais pas trouvé les croupiers très bon, loin de là. Sans parler de trois AK brisés en une session face au même joueur qui me dira les deux dernières fois : "Tu as AK mais je vais te les craquer"... et c'est ce qu'il fera avec des poubelles.

Je tente d'occulter ce souvenir et me prépare mentalement pour être patient. Direction Wagram où je dois lâcher 100 pour la cotisation avant même de jouer. Bref, après une semaine de bad run je me retrouve avec 200 dans les poches puisque ma CB m'a refusé plus. Je décide de me fixer à une 50 alors que mes deux amis vont à une 100 et m'assois avec 80 pour voir si je peux monter quelque chose. Je passe rapidement à 120 car la table est atrocement passive. Je suis amusé de voir des relances à 6 et vraiment beaucoup de family pot à 7 à 2 euros. Sans parler des gars qui gaspille un stack de 50 toutes les 15 minutes. Bref il n'y a pas de juste milieu et je décide de jouer les mains de contre mais de ne payer qu'avec une possibilité de jeu max au flop.

Anna Kournikova
Je trouve alors AK en fin de parole et je me dis tout de suite que j'en ai pas gagné beaucoup ces derniers temps. Avec un partage (AK vs AQ qui fait quinte as-5) et 5 gros pots perdus sur les 6 dernières fois où j'ai eu cette main, je décide de faire le limper fou. Un gars relance à 12, payé 2 fois, je call. Rainbow flop un gars met 12, tout le monde paye, moi aussi. Il y a 100 dans le pot et le premier à parler push 22 et boite, un seul folder et je paye aussi avec hauteur tirage rien et qu'une possibilité de quinte tricky arrive. Les joueurs n'ont pas l'air d'avoir touché et là, la croupière me sort La carte : Un As. "ENFIN je touche avec AK!!!" me dis-je intérieurement tout en étant conscient d'avoir payé bien cher jusqu'à la river. Pédale... pédale... pédale...
Le dernier gars checke, je mets 50 et il paye. Tapis mucke et le dernier payeur montre AJ. Je passe à 280. Le temps d'empiler mes jetons, c'est à moi de jouer et je lève QQ. Relance 24, trois payeur. Flop anodin, je suis au dessus. Un gars va a tapis, payé une fois + moi. J'attaque après une nouvelle brique, le dernier payeur lâchera sur mon value bet à la river. Je monte à presque 500 alors que je suis là depuis 45 minutes !

Rush Hour
Ensuite, mes relances sont bien respectées et je sors quelques gars qui n'ont que des brouettes devant eux. Un de mes potes vient me voir pour me dire qu'il a lâché 200 en moins d'une heure. Pour moi, le feu est au vert. Je touche un brelan de 2 au flop en étant BB avec une armée de limper à 4 sur l'option et remporte encore un joli coup sur le gars qui avait la paire max au flop. Une paire de valet tient contre un autre short puis mon A6 à pique limpé en fin de parole se transforme en paire checké au flop et en brelan au Turn. Mr je me la pète beau gosse passe à l'attaque et s'empale sur moi avec une pocket paire en main. Je suis vraiment très bien et je ne prends plus de risque. A 21h30, je me lève donc avec 500 + la cave de 120 que je n'avais pas mis sur la table. + 520 en presque 2h30 de jeu à une 50, des sessions de poker comme ça, j'en veux tous les jours !

Pour finir, un petit mot sur le Cercle Wagram que j'ai trouvé plus vivant avec juste le bas ouvert. Ça fait petite ruche et c'était très sympathique. Les serveuses sont toujours scandaleusement appétissantes mais le plus important c'est que le niveau des croupiers a beaucoup augmenté depuis mon dernier passage il y a 6 mois où j'avais été horrifié de leur familiarité. Ils sont plus sérieux, plus polis et contrôlent mieux la table. Des paramètres vraiment intéressants pour jouer son A game...