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samedi 26 mars 2011

WPT : Ich Bin ein Wiener

Vendredi, une journée tranquille passée dans un semi coma. J'étais tellement fatigué après 24 heures sans dormir. Le voyage commence à peine.

Je pars donc de chez moi à l'aube pour récupérer deux potes en taxi. Ils vont à New York quelques jours et nous partageons la course jusqu'à l'aéroport Charles de Gaulle. Début de trip en mode balla vu que nous avons droit à la grosse berline. Dommage que le pilotage du chauffeur ne soit pas à la hauteur de l'engin...

On est dans les temps, aucune embrouille à la Xewod. J'embarque sur la compagnie aérienne fondée par Niki Lauda. Vous savez l'ancien pilote de Formule 1 à la carrière exceptionnelle marquée par un terrible accident. Le voyage se passe donc sans anicroche aux cotés de Jooles, Eric Haik et Patrick Sacrispeyre.

Discussion poker habituelle, quelques potins sur qui est broke et qui ne l'est pas... et on embarque. Sans voisin dans l'appareil, je n'arrive pas à sombrer et j'arrive en mode zombie à Vienne. Ich bin ein Wiener - merci à ceux qui parlent la langue utilisée de me confirmer le sans faute -

Jooles paye son taxi. Pardon, c'est Poker52 qui va régaler la note puisque Julien vient faire le coverage pour le seul site francophone d'information poker présent sur l'événement. On prend la direction de l'Etap Hotel situé à 300 mètres du casino, nos deux acolytes filent eux vers le Marriott ou le Hilton...

On prend la chambre. Ilan Boujenah, LeoLeDingo et Valentin Messina en parlent sur Facebook depuis leur arrivée, ce n'est pas le Pérou comme prévu mais c'est propre. Et ca vaut 100 fois le Formule 1 de la Tour de Salvagny que j'ai visité lors du PPD Lyon... Il est temps d'aller reconnaître le casino.


Je fais un tour de la salle, en fait le Montesino est un Cercle aménagé dans un grand centre commercial situé dans une tour à l'architecture non conventionnelle. On peut y fumer.

Les tables du WPT ont l'air très correctes... mais on verra plus tard. Un petit tour ensuite pour découvrir la salle de presse qui dispose d'une baie vitrée et d'une petite terrasse. Les reporters seront bien et pourront peut être profiter des quelques minutes de bronzage que devrait s'accorder Tatjana Pasalic lors de l'événement.




Il est temps d'aller échanger quelques mots avec les filles de l'organisation. C'est toujours marrant de mettre un visage sur un nom après plusieurs échanges de mail lors des tracasseries liées aux virements et autres détails organisationnels.

Un petit café plus tard pris avec les sharks (j'ai nommé Ronan Collet, Ilan Boujenah, Marc Inizan et les inséparables Valvegas-Léo), je croise les PMU accompagnés d'Alain Roy puis ManuB, Elky, Arnaud Mattern. Bref il y a du lourd côté tricolore et j'espère avoir quelques bons joueurs à ma table lors du Day 1B.

J'en profite pour aller tirer ma place (siège 5, Table 33) et j'interpelle un mec avec un écusson Club Poker après avoir dit bonjour à Sam de Bwin. Adrien alias Betouse est un prof d'Anglais passionné par le poker. Il est à l'origine du Poker Club 77 et nous allons parler de nos parcours respectifs plus tard dans la soirée.

Je décide de rentrer faire un somme à l'hôtel... Sieste trop longue et je me réveille trop tard pour le dernier satellite. Je file donc m'acheter des lunettes de soleil pour le lendemain et flâne un peu avant de manger avec Fabien Perrot. Il jouera demain à la même table qu'Adrien qui a gagné son ticket sur le Florida Poker Tour. Valvegas est lui au bord de l'élimination alors que Léo connaît un très bon début de journée. Nous partageons aussi la table avec Martin, un mec du staff autrichien d'Everest que j'avais croisé à Las Vegas lors du November 9 d'Antoine Saout.

Il me raconte que s'il était présent en novembre c'est parce qu'il était le dernier membre du staff EVP lors du deep run du frenchy en juillet. Au jour 5 ou 6, lors d'une soirée arrosée, Martin lui avait fait promettre de demander à Everest qu'il soit sur place lors de la table Finale de novembre en cas de qualification. Bingo pour Martin !

Bref on rigole bien à Vienne, surtout quand Schumyfab entame son repas par une salade de fruit. un moyen de s'ouvrir l'appétit... avant de parler des beautés du circuit poker. Le buffet est lui pas trop mal. il est offert à tous les joueurs, ce qui est un plus par rapport à Amnéville par exemple... On verra pour la qualité sur la durée...

Ensuite, il est temps de revenir à l'hôtel où, pendant que je tape ce post, je suis en liaison avec mon concierge personnel. On va être colocataires lors du WPT Bratislava et Mister Fabien Perrot m'impressionne en Team Manager. Très efficace.

Il me fait aussi mourir de rire en m'expliquant sa méthode. Je me surprend à rigoler, seul dans ma chambre puisque je n'ai toujours aucune nouvelle de Greg, un pote qui était censé partager la piaule et arriver mercredi. L'ami Fabien finira par me sortir un top 5 des options envisageables en une heure. Dans le lot, du Sheraton a prix bradé. Mais nous y reviendrons.

Il est temps d'aller se coucher pour une bonne nuit de sommeil avant le début du Day1 B, samedi. J'entre dans l'arène à 13 heures...

Wish me luck !

lundi 14 mars 2011

Team Poker Cup

Samedi soir, ou dimanche matin, j'étais donc au Cercle Gaillon pour le triomphe de FullTilt Poker.


Jean-Paul Pasqualini, Pascal Perrault
et le qualifié Aaron Deets se sont payés les autres opérateurs du marché tricolore. FT va pouvoir brag un peu...

Chose marrante, j'avais discuté avec Aaron quelques minutes en début de journée. Il était un peu perdu et m'a expliqué son parcours. Originaire d'une petite ville proche de Chicago dont j'ai déjà oublié le nom, il joue en basses limites et squatte le .fr puisqu'il habite en France depuis un peu moins de deux ans. Qualifié sur FT, il a bien joué et chatté au bon moment pour donner la victoire à sa formation lors de cette Team Poker Cup et repartir avec un peu plus de 15000 euros...

Mais bon, tout ça vous le savez déjà puisque vous avez suivi le coverage sur MadeInPoker. Donc je vais vous parler un peu de l'ambiance lors de ce tournoi. L'atmosphère était à la réunion de famille puisque la grande majorité des gens se croisent sur le circuit toute l'année. Il faut dire qu'Oriane Teysseire et son équipe savent recevoir. Champagne et petits fours étaient au programme !

Puisqu'il faut bien balancer un peu, on dira juste que la presse écrite a souffert, télé oblige. Vu que le tournoi sera retransmis sur Paris Première, il y avait une équipe de production. Bref, ils pensent être le centre du monde et les seuls à bosser.



Parfois la cohabitation est difficile et nous ne sommes pas passés loin du clash. Au moins une fois ou deux. Si l'on rajoute cela au fait qu'ils ont fait sauter le courant et que la salle de presse était le couloir de l'entrée et que nous y sommes restés pendant 15 heures...

Heureusement, le sourire ultra sexy et la plastique irréprochable des filles du Gaillon fait souvent tout oublier. Fracture de l'oeil de rigueur pour les croupières...


Cercle ultra privé de la capitale, le Gaillon est aux petits soins pour ses joueurs et on sent bien qu'il y a une habitude de traiter le client correctement. Vache à lait oui, mais avec la manière... Bref un exemple à suivre pour de nombreux établissements du poker IRL !

Sinon, à part Guillaume Cescut qui me demande s'il a bien joué un coup face au nit Antoine Arnault, où la sortie ultra rapide de Clément Thumy "avec carré contre flush" [ou en spewant un max pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes] pas de coups d'anthologie puisque la structure était quand même très rapide.





Par contre, j'ai bien avancé dans ma quête d'un poste à très haute responsabilité chez Chilipoker. Alors qu'Alexandre Dreyfus venait dire bonjour aux journalistes et chambrait quelques confrères, je me suis permis d'expliquer qu'il n'y avait qu'un moyen de lui faire entendre raison. Lui demander "où cela en est avec le rachat d'EurosportPoker ?". Le temps de s'exécuter et dans un sourire accompagné d'une phrase que je ne peux rapporter, le boss avait disparu.

Chilipoker and affiliates...
Alexandre Dreyfus a des parts dans MadeInPoker, un site qui a un partenariat avec Free. Comme vous le savez le poker c'est rigged et la Team Chilipoker comptait donc un représentant de luxe. Non je ne parle pas de la canon et sympathique Liz Lieu mais du patron de Free, Xavier Niel. Ce nom je le connais bien mais pas la tête qui va avec. C'est donc amical et confiant que je tape sur l'épaule d'un random qui vient de se faire éliminer par JP Pasqualini pour lui demander son prénom.

Quand il me répond avec un grand sourire "Xavier", je comprends instantanément à qui j'ai affaire. Moment un peu bizarre mais pour enfoncer le clou, je me servirais du fameux slogan de Free pour raconter l'élimination du boss et accessoirement une des plus grosses fortunes de France. "J'ai pourtant Free et j'ai toujours rien compris" ©.

Et c'est l'heure de la revanche pour Alexandre Dreyfus. Alors que je suis tranquillement en train de travailler à un nouveau post, Richard Dutour a besoin d'aide pour son blog Everest. Il m'embauche comme cadreur pour son entretien vidéo avec Valentin Messina.

Et alors que Richard se rate deux fois dans son intro, le patron de Chilipoker passe à ce moment précis en lâchant un petit mot du genre "C'est comme cela que tu travailles". Pris en flag' !


lundi 31 janvier 2011

News from Deauville et call de l'espace...

Depuis que je me suis mis au rollercoaster poker, j'ai fait trois tournois pour aucun résultat notable. Je vous passe les détails mais la réussite n'est pas trop avec moi.

Je vous demanderais votre avis sur une main à la fin du papier mais avant cela, un mot sur Deauville et l'European Poker Tour remporté par Lucien Cohen. J'y suis allé 30 heures pour bosser et s'il y avait bien deux tournois pas trop onéreux, je me suis abstenu à cause des structures atroces...

Par contre, j'ai eu le temps de discuter un peu avec Léo Truche aka LéoLeDingo qui m'aura encore fait mourir de rire avec ses reparties. Ce n'est que justice qu'Everest Poker le signe à nouveau car c'est un superbe ambassadeur de ce jeu. EVP s'est d'ailleurs fait punir en ne reprenant pas Julien ClaudePierre et Fabien Perrot car ils ont perfé lors de cet EPT. Bravo Garrincho pour la performance dans le Main et Schumyfab pour celle dans le SideEvent !

La soirée de l'année
Carton rouge aussi à PokerStars pour sa soirée PartyPlayer. Déjà mettre cela en fin de semaine pour bien attendre que la moitié des joueurs soient repartis c'est pas terrible mais l'open bar qui se termine en catimini au bout de deux heures c'est moche. Surtout quand derrière la bière est à 5 euros et la coupette de champagne à 12 euros... La déception vient aussi du fait que lorsque PS organise une soirée aux Bahamas ou à Vegas, c'est du Snoop doggy Dog ou de la Kelly Rowland qui font le show. Là, on avait juste le droit à un magicien... sympathique mais pas très balla...

Mais bon, on ne va pas cracher dans la soupe et je vous avoue que je préférerais ne pas me prendre horreurs sur horreurs sur le soft quand j'ai le malheur d'y redéposer 100 euros... plutôt que de boire gratuit.

Scoop... or not
Sinon j'ai pu apercevoir quelques amis faire de jolies performances dans les sides... ou se cagouler. Et surtout discuter avec quelques acteurs sympathiques de ce monde hétéroclite pour un passage éclair pas trop réussi au niveau du matériel rapporté quand même...

Au moins, le retour vers Paris a été sympa puisque j'ai fait un SNG avec Sarah Herzali et Jeremy Palvini à cette occasion. Pour son premier EPT, Sarah est la seule fille dans l'argent du Main Event de Deauville. Elle devrait rapidement signer avec Sajoo... mais chuuuuuuuuuuuuut. En tout cas, les deux marseillais sont adorables et c'est toujours un plaisir de les croiser sur le circuit. Comme tous les passionnés revus en Normandie.


Conseils poker
Revenons au jeu. J'ai disputé pour 650 euros de buy-in depuis mon dernier post et je tenais à vous raconter un coup disputé lors du Short-handed du jeudi de l'ACF (10k jetons- niveaux 30 minutes), un tournoi à 200 euros l'entrée. Les blindes sont à 100-200 et nous ne sommes que 5 à table puisque le dernier sortant n'a pas encore été remplacé.

J'ouvre UTG avec AKo pour 500 jetons. Mon voisin de gauche colle, le bouton folde. Les deux joueurs dans les blindes suivent aussi. Flop K96 avec deux coeurs et quand la parole me revient, je fais 1200 jetons dans un pot de 2000. Mon voisin de gauche annonce très rapidement "Tapis" pour un total de 18000 jetons à rajouter. WTF !

La moyenne est à 13k et nous sommes à la toute fin du troisième niveau. Si je paye et perds le coup, je tomberais à 5k puisque j'ai doublé à l'issue d'un coup où je n'ai pris presque aucun risque. J'ai ouvert peu de pots et j'ai eu pas plus de quatre showdowns avec à chaque fois des mains solides préflop donc je pense avoir une image nettement moins déglingo que d'habitude. Que dois-je faire ?

Spoiler
La seule véritable info que je peux donner sur Vilain est qu'il est celui qui joue le plus de coups à la table. A l'abattage, il a été une fois max et dans ce coup il a slowplayé. Les autres fois, il avait des connecteurs assortis ou des mains de type Ax... Je vous invite à me donner votre raisonnement avant de lire le mien.

Je suis clairement embêté car dans ce coup je suis persuadé d'avoir la meilleure main. Au bout d'un moment, je déclare à mon adversaire qu'il fait "n'importe quoi où qu'il a un brelan" pour le faire réagir. Il ne bouge pas vraiment mais j'exclue le brelan car pourquoi me relancer si fort alors qu'il est évident que j'ai une main (cf la taille de mon cbet) et que je peux payer des mises supplémentaires ? Je sais donc qu'il a slowplay au moins une fois depuis le début du tournoi avec un monstre. Peut-il avoir 96 ou K9 ? La première main ne me paraît pas faire partie de sa range mais on ne peut définitivement exclure la deuxième. Pourquoi faire aussi fort alors qu'il évite toute value en faisant tapis. Dans mon esprit, il est clair que c'est une mise pour me faire fuir et très peu souvent il aura un jeu fait. Reste la couleur, dois-je payer alors qu'il a 30% de chances de toucher ? A mon avis oui car si on folde alors que l'on a l'occasion de mettre son argent au milieu en étant devant, autant arrêter le poker. Surtout quand on n'est pas à la bulle et que l'on joue un tournoi sans risque financier...

Je suis bien décidé à payer et quand je me remets à lui parler et qu'il sent que je peut engager mon tournoi là dessus, je vois que son assurance fond comme neige au soleil. Je commence à me dire qu'il a touché un K et qu'une main comme KTs, KJs ou KQs aurait pu le pousser à s'enflammer. J'annonce finalement call pour me retrouver face à KJo ! Et toi, tu te serais finalement couché ou aurais-tu mis ton tournoi en jeu ?

Évidemment la turn est un J, sans souffrance. Pour mon adversaire. Ca continue derrière pour moi puisque mon bourreau me trash-talk en déclarant : "c'est toi qui fait n'importe quoi, pourquoi tu payes?" Alors que je reste effaré par son moove, tout comme le reste de la table d'ailleurs, je ne réponds pas même si je n'en pense pas moins.

Je parviens à me contenir pour éviter de sauter par dessus la table et, là où je suis plutôt content, c'est que je n'ai pas spew direct mais que j'ai continué à jouer pour remonter à 12k, tenir deux heures de plus et sortir sur un énième flip. Enfin bon, j'espère ne pas me prendre un trois outers à Dublin... La confiance est là, ca va bien se passer !

lundi 15 novembre 2010

Poker poker poker

C'est l'heure de faire un petit point poker poker poker sur LasVegasPokerFood...

Depuis ma victoire à l'ACF au 1K des hold'Em Series, j'ai disputé 9 tournois sur lesquels je vais revenir plus ou moins en détail dans ce post. Le bilan est très mauvais puisque j'ai fait un seul ITM. J'ai pris la 6e place du ACF Rebuy du vendredi soir suivant ma sortie à la bulle du WPT Amnéville. Bilan, un petit bénéfice de 397 euros. Pas brillant puisque les tournois concernés m'ont coûté un total de 5200 euros. Je vous rassure, je vais pas cramer ce que j'ai gagné au 1K des hold'Em Series et un strict Bankroll management sera appliqué hors des tournois mentionnés ci dessous.

Seules exceptions à la règle, le 500 deepstack de Wagram de mardi, le 250 Deepstack Club Poker qui débutera vendredi et le 500 DSO qui aura lieu en décembre à l'Aviation Club de France...


Je ne développerais finalement pas la Table Finale du 1K des hold'Em Series car c'est désormais loin. Je n'ai pas chatté un coup en partant de derrière et j'ai réussi le maximum en étant le short stack au début de cette TF. La victoire est belle mais elle m'a surtout permis de m'inscrire à Amnéville.

WPT Amnéville
Stacké pour une partie du buy-in à 3500 euros, j'ai joué mon jeu sans me prendre la tête. Je termine 62e sur 541 au départ et il reste une petite déception... Pas de regret, je continue mon apprentissage et je saurais maintenant que Fabrice Touil ne 4bet pas light, et surtout beaucoup de souvenirs...

Si j'ai pas eu l'impression d'être dépassé par le niveau, quelques joueurs m'ont fait forte impression. Vous pouvez revivre une partie du Day1 ici... j'ai mal géré la bulle et j'aurais pu m'écraser avec ma paire de 10 à l'issue d'un Day 2 où j'ai fait le yoyo... et éliminé Anthony Lellouche... Je resterais sur mon cas personnel en vous transmettant un secret : la préparation joue un rôle clé. La gestion du sommeil aussi.

Parti au dernier moment, j'ai mal géré le côté logistique et je l'ai payé après deux journées très longues. Comme j'avais bien fait la fête à la Pasino Cup, les jours précédents...

La Pasino Cup
Quatre jours avant le WPT Amnéville... Trois tournois joués en mode super agressif pour être bien tranquille en Moselle et anticiper la frustration du fold en série... Plan réussi mais j'ai eu un petit manque de réussite comme décris dans ce post. Je vous raconte la sortie du Side n°3 pour le plaisir. Je relance en milieu de parole avec paire de 9, on n'a pas de profondeur. Je suis juste payé par la grosse blinde qui marche sur la table et vient de gagner un énorme coup. Flop 377. Il donkbet assez lourd, je fais tapis. Il paye et retourne une paire de trois... Le week-end a été bien terrible à part cela...

Mazagan Poker Million
Un rebuy boucherie qui m'aura coûté 300 euros pour terminer à la bulle... Je dois finir 13e sur une soixantaine de participants avec 10 places payées [le 10eme prenait 1100 euros]. On peut fumer à table mais attention au cancer et aux as marocains ! Valet huit dépareillés pour ceux que cela intéresse... Sinon, le Mazagan Beach Resort est à envisager pour quelques jours de repos...

ACF Saturday 300 euros [6000 jetons - 30 minutes]
Je me hisse tant bien que mal dans les trois dernières tables après avoir chatté un 30-70 couvert tapis préflop... Elimination en 20e position pour presque 70 participants et 9 places payées [6,9k à la gagne quand même]. Le tournoi était bien fun et j'ai joué avec les regulars haut en couleur de l'Aviation. SMC, Patrick Champagnol et autres ont néanmoins réussi à m'endormir un petit peu... L'expérience de ces livetards est à ne pas négliger, la manière dont ils préparent certaines attaques marche très bien sur beaucoup de joueurs...

BPT grande finale à Enghien-les-Bains
Super le désastre à 2200 euros. Je me retrouve à une table avec Tristan Renoul aka Timus sur le Club Poker, Gautier Le Bris qui était mon dauphin au 1k ACF Hold'Em Series, Patrick Hanoteau et Mario Cordero.

De 30k de départ, je vais monter à 40k avant de manquer le coche contre le huge fish de la table. La seule main qu'il va jeter c'est quand je fais brelan... Un tirage attaqué qui ne rentre pas où mon adversaire me boîte rivière et je craque bien la moitié de mon stack.

Ensuite, je joue pas bien le coup et quand j'attaque pour tenter de créer une dynamique, je ne touche pas un flop. On doit être 330 au départ et je vais quand même sauter moins vite qu'une quarantaine d'adversaires. Un tournoi à méditer... j'ai mal joué. Bravo à Vikash Dhorasoo...

Monday 50 ACF
Ce tournoi freezout est une donkament à structure très rapide [2000 jetons, blindes 25-50 niveaux de 30 puis 20 minutes]. Je vais faire 7 mains. Je suis de grosse blinde. Deux limpeurs. Une relance à 350. Relance payée une fois par le bouton. J'ouvre AKs et je mise tout au milieu. Payé uniquement par le premier relanceur à 350 qui dévoile QQ. Je touche un roi dès la première carte du flop. La dernière carte du board est une dame... Merci d'être venu.

Un programme chargé
Au programme de la semaine, le 500 de Wagram [mardi et j'espère mercredi soir] et le 250 ACF Deepstack Club Poker côté joueur et quelques coverages...

Mais avant cela, le championnat online bloggers pour le WPT Marrakech. Xewod organise un nouveau championnat avec des packages comprenant une chambre au Casino Essaadi. Parrainée par Poker.fr, la compétition se déroulera sur EverestPoker.fr, dès ce soir. Il faut faire une Table Finale en trois tournois pour se qualifier à la grande finale et vu qu'il y a un risque que je ne puisse faire que la première manche, je vais (tenter de) jouer mon A-game dès 21 heures.

Bonne chance à tous

vendredi 9 juillet 2010

Las Vegas Trip III : Beer pong, fun and poker

Arrivée mouvementée jeudi en fin d'après midi à Las Vegas. Le voyage de 11 heures est une réelle plaisanterie.

Ecran plasma à disposition, repas digne d'un chef étoilé, vin AOC et siège plus confortable qu'un matelas Dunlopillo...

XLAirways c'est du lourd.

Placé en toute fin d'avion, je passe le temps avec deux Français qui se rendent à Sin City en mode Balla pour trois jours. L'un des deux va jouer pour la première fois au poker en casino et connaît à peine les règles. Quelques sharks en profiteront...

A l'atterrissage, nous avons l'impression d'exploser puisque nous sommes dans les dernières rangées de l'appareil... mais le pire est à venir. Le PC du douanier qui ne marche pas, mon sac parti en vadrouille, un petit contrôle de plus... et je mets donc plus de deux heures à sortir de l'aéroport.

Direction le Wynn sur une route embouteillée, venue de Barack Obama oblige. Bad beat de plus, mon pote à check-out et mon portable déconne. Emprunter un mobile aux USA c'est pas la joie mais la persévérance paye... je finis donc par me rendre au Caesars Palace pour squatter la nouvelle piaule de JS... ou pas

Un petit détour par le Rio... et les WSOP 2010. Cliquetis des jetons au maximum dans l'Amazon Room. Le Day 1D accueille encore un max de participants. J'aperçois Gabriel Nassif et Katie, soutenue par ElkY. Valentin Messina et Fabien Perrot se préparent eux à partir en soirée...


Un petit tour dans le lounge Everest Poker plus tard, je suis donc en route vers le Caesars où l'on doit check-in... et ça prend des plombes. La vue sur le Strip mérite le détour et l'attente. C'est l'heure de prendre une douche. Enfin.

Il fait 40° dans le Nevada et on file direction le O'Sheas pour un Whopper made in Burger King. Passage devant le beer-pong contest de la soirée, la colonie française est là. Les WeaKners ApoG et LocSta, plusieurs qualifiés mais aussi Kinshu, Jooles, GabX bientôt rejoints par la Team Partouche avec Bruno Launais, Eric Sagne, RoroFlush puis Damien Rony, Nicolas Levi ou encore Anthony Roux...


Bref on se retrouve plus nombreux qu'un jour de débarquement. On décide donc de faire le tournoi de 2 heures du matin du O'Sheas. Un turbo chattament à 45 dollars. Kinshu fera la TF mais ne sera pas dans l'argent. Un autre frenchy jouait encore quand je suis parti me jeter dans les bras de Morphée...

Pour ma part, je termine 10e sur 43 en perdant les deux coups all-in préflop qui m'auraient permis d'aller un peu plus loin (QQvsAK et A8vsA2). Le résultat est anecdotique mais avec 43 entrants, les Français ont fait exploser le record du plus gros field pour un tournoi si tardif dans ce casino. Sans parler du winnings total jamais vu ici puisqu'il y avait pas mal de joueurs HendonMob...

Beer Pong, fun and poker... on s'est bien marré. Après 40 heures de n'importe quoi, le réveil a été évidemment difficile. Ils mettent moins d'oxygène qu'avant dans les suites des hôtels ?

To be continued...

vendredi 16 avril 2010

Omaha, les secrets de Fabrice Soulier

Lors de la manche parisienne de l'EPEC [Everest Poker European Championship], j'ai pu participer à un cours d'initiation au Omaha 4 Pot Limit avec Fabrice Soulier. Le pro de la team Everest Poker, vainqueur 2009 de la Doyle Brunson Five Diamond World Poker Classic dans cette variante est une référence à ce jeu.

Fabrice Soulier a consacré une bonne heure a nous remettre les bases en tête et, preuve de son sérieux, il avait même amené ses notes. En bon scribouillard, j'ai aussi sorti mon calepin et noté quelques points importants. Des éléments clés qui vous permettront de gagner quelques dollars dans vos parties entre potes ou bien de ne pas vous faire dévorer tout cru dès votre premier essai.

Morceaux choisis
"Pas de flush ou de suite à une carte... La base du Omaha c'est l'utilisation de 2 cartes de la main et uniquement de DEUX cartes. C'est une source d'erreur monumentale !"

"La meilleure main de départ ? Il faut prendre conscience de la force d'une main du type ATsAJs. Une main à comparer avec 67s89s".

"Le Omaha est un jeu où nous sommes très rarement ultra-favori avant le dévoilement du flop".

"Sur le flop, il faut jouer les mains avec un potentiel d'amélioration. Je joue les mains avec de grosses paires et des combinaisons pour trouver un board avec des combodraw. Il faut s'offrir des tirages multiples et faire grossir le pot dans ces cas là"

"Les coups à plusieurs sont beaucoup plus fréquents qu'en No Limit, on doit donc payer pour des améliorations max. Il faut tirer la hiérarchie vers le haut".

"C'est un jeu du chat et de la souris, il faut donc chercher la position sur l'adversaire et jouer le potentiel de votre main. On joue aussi sur la profondeur de tapis et le rapport des masses avec l'adversaire".

"Quand on chasse les As, il faut éviter d'avoir une paire en main car on touche moins souvent brelan que deux paires".

"Bottom 2 paires, c'est de la merde. Si quelqu'un fait pot, il faut jeter dans la plupart des cas. Le brelan est aussi une main qui peut être facilement dominée".

"Le poker n'est pas une science exacte, l'Omaha est typiquement le genre de jeu où vous pouvez passer la main max".

jeudi 1 avril 2010

Everest Poker European Cup in Paris

Samedi 27 et dimanche 28 mars, Everest Poker organisait une qualification pour la finale aux Canaries. 345 joueurs [dont 37 filles] sont venus s'essayer au poker live et partager un bon moment autour du tapis vert, à Paris.

L'événement avait lieu au Seven Spirits et trois petits veinards sont donc repartis avec un package à 2000 euros. La structure boucherie n'a pas empêché le vainqueur du France Poker Tour saison V de venir chercher son sésame.


Valentin Messina Aka Valvegas a rendu les armes sans démériter avant de filer à Wagram pour un tournoi à 2k [le Main Event de la saison VIII]. Il retentera sa chance...


Je me suis rendu sur place histoire de rencontrer deux bloggers croisés lors du Unibet Xewod Blog Challenge, Tg94 Aka Reynald et Kof Aka Carlos, mais aussi de revoir quelques personnes croisées à Las Vegas lors du November Nine. J'ai pu aussi faire un petit Sit'n'Go avec Kinshu, Fabien "Schumyfab" Perrot ou encore Leo Truche.


De son côté, Antoine Saout, en retard après une soirée agitée, affrontait en HU quatre joueurs choisis par tirage au sort. Le Breton, troisième du Main Event WSOP 2010, se prêtera au jeu avec le sourire. Fabrice Soulier animera un atelier Omaha [auquel j'ai participé et qui fera l'objet d'un post dans le futur]. Derrière le rideau, on m'a même fait savoir que François Montmirel donnait une conférence sur les tells...


Les prochaines qualifications pour la finale de l’EPEC se dérouleront à Marseille, les 10 et 11 avril prochain... en attendant, voici un retour en image sur l'étape parisienne.

Les joueurs attendent l'entrée

Le Seven Spirits

Salle pleine... et Alain (à D.), joueur Everest croisé à Vegas

Antoine Saout joue en HU

Les croupiers et l'équipe de l'événement

Valvegas, fab'Soul et Leo Le Dingo en discussion

Antoine Saout effectue le tirage au sort pour les HU

Schumyfab et Valvegas lors d'un S'n'g

Arrivée de la deuxième vague de joueurs

Reynald Aka Tg94

Schumyfab

Un joueur avec le old logo du Club Poker

Carlos Aka Kof

Le buffet en préparation

Fabien Perrot enchaîne les conseils

jeudi 4 mars 2010

Xewod blog challenge : pas de billet pour Evian

Après une tentative en direct de Las Vegas durant laquelle je m'étais misérablement endormi devant l'écran... avant d'être sit-outé, j'ai réouvert Everest Poker. Le top 10 du challenge de Xewod pour Evian n'était pas si loin puisque je termine 23e sur 110. Tout s'est fini pour moi lors d'une tentative de semi-vol du bouton.

Je shove pour 4,9k sur la Big Blinde d'Habitrouge qui joue plutôt solide jusque là. Manque de bol pour moi il avait le KingKong. Je ne touche pas avec mon A7o et je devrais revenir arracher mon billet à ce championnat des bloggueurs.

Avant cela, j'avais doublé avec les Dames en début de tournoi... manqué quelques vols... fais quelques folds de bonne qualité,... assisté à un super coup du lepetitdrome [le CR sur le blog d'Eiffel - belle lecture du sabot sir !], joué à la table d'Eiffel, Xewod ou de Rincevent [qui fera la bulle 14e], évité CelticTouch à ma gauche car il était absent. Last but not least, j'ai aussi chatté dans un combat de blindards.

Mon voisin de droite est très actif depuis quelques minutes et tout le monde le voit on tilt. Je découvre les As en BB et je prie pour qu'il pousse tout une nouvelle fois. Ca va être le cas mais il a KK. Mauvaise rencontre et pas de miracle pour lui. Je vais pouvoir survivre comme je peux jusqu'à 23h30. Jusqu'à un empalage en règle sur Habitrouge.

A vendredi soir pour un nouveau petit poker. L'Evian Poker Open n'attend plus que moi... ou pas.

Le Top 10 de Jeudi soir
Tsygalko [auteur d'un fantastique retour en HU]
Indyonch
Habitrouge [Et un deuxième Top 10 et le bonus Everest qui va avec]
MyKQ
Saichoro
Lepetitdrome
Mc_Hero [Son CR Live de la soirée en lien]
Muxagateiro
Toopoker
Tof0720





vendredi 27 novembre 2009

Taxi Driver in Vegas : Peter Eastgate le radin

En visite à Las Vegas, impossible d'éviter les taxis. Mort de fatigue ou bien attaqué par l'alcool, le périple de 10 minutes peut se transformer en cauchemar... surtout si le taulier vous fais sentir que vous n'êtes qu'un touriste, étranger de surcroît. Cette sensation de déranger, fréquente à Amsterdam, je ne l'ai vécue qu'une fois dans le Nevada.

Au retour d'une petite soirée festive, accompagné par deux compères, nous avons en effet du nous farcir l'émission religieuse spéciale "comment éduquer ses enfants et les mettre dans le droit chemin". Horrible !

In god we trust je veux bien mais quand tu entends les conneries que débitaient les invités à la minute, tu ne t'étonnes pas que les USA partent en croisade pour libérer le monde au moindre prétexte... Je sors donc en tilt de la voiture mais, heureusement dans le Nevada, les machines à 1 cent permettent de retrouver un certain calme sans se ruiner... (Ou pas).

On a vu pire comme bad-beat mais cette jeune femme n'a pas compris qu'elle travaillait dans la Cité du Vice et que personne n'était venu pour se confesser ou prendre une leçon de morale... Ici, les gens sont plutôt là pour regarder passer le Stripper truck !

Une des histoires les plus folles du séjour nous a été racontée par Cliff, chauffeur de taxi dans cette bonne ville du Nevada depuis des années. Je suis monté dans son cab pour un trajet entre le Rio et Downtown Las Vegas. Casquette Everest Poker oblige, il s'est douté que nous n'allions pas là bas pour admirer la superbe galerie lumineuse de Fremont Street. Il a donc commencé à parler poker et à nous dire que lors de la journée précédente, il avait chargé deux clients cagoulés. "Un homme défait qui m'a assuré avoir perdu 100.000$ puis une jeune femme qui annonçait une perte de plus de 200.000$", nous-a-t-il expliqué avant de nous poser une devinette.

Cliff explique qu'il a chargé le Danois Peter Eastgate quelques jours après sa victoire lors du Main Event des WSOP 2008. Aujourd'hui détrôné par Joe "Luckbox" Cada, le jeune homme était devenu à cette occasion le plus jeune vainqueur de l'histoire. Eastgate est entré dans le taxi de notre chauffeur en compagnie de son manager. Ce dernier n'a pas arrêté de lui dire "connaissez-vous ce gars ?" puis trop content de lâcher qu'il trainait avec un winner, il a enchaîné en répétant à plusieurs reprises le montant des gains de son poulain (9.152.416$). Cliff vous annonce alors le prix de la course de Monsieur Eastgate : "10, 90$, un montant dont je me souviendrais toute ma vie". Il essaye ensuite de vous faire deviner le montant du pourboire laissé par la fine équipe...

Vous vous en doutiez, Peter Eastgate n'est pas Phil Ivey... Le Danois a en effet gratifié notre chauffeur d'un pourboire magique, digne des plus gros radins parisiens. Lui et son acolyte ont laissé un total royal de 12$ à notre ami chauffeur... soit 1,1$ de pourboire! Cliff "swear to god" que son histoire est véridique et quand vous descendez et que le compteur s'arrête à 12$, rien de mieux pour se la jouer Balla que de lâcher 3$ de plus. La vieille légende qui veut qu'un gars broke (ou pas) soit plus généreux qu'un millionnaire se vérifiant une fois de plus...

Me in Vegas, à lire :
Dernières heures à Vegas : Comment retourner le Caesars Palace
Doyle Brunson style in Vegas
Interview de Joe Cada et de Darvin Moon juste avant leur HU

Pictures by Dave Taylor, Pokerstarsblog

lundi 9 novembre 2009

WSOP 2009 : Cada et Moon, leurs réactions à 8 heures du HU


Joe Cada et Darvin Moon se sont montrés disponible à 8 heures de leur face à face pour le titre de Champion du Main Event des WSOP 2009. Ils ont aussi parlé du joueur Everest Poker, Antoine Saout. Morceaux choisis après cette rencontre au Rio .

Joe Cada : « La sortie d’Antoine, un truc de malade »
« Battre sa paire de Dames, c’était un truc de malade. Je joue de manière agressive en général et là j’étais réellement avec peu de jetons. Je l’ai suckout mais que puis-je dire d’autre que j’ai eu de la chance »
« Devenir le plus jeune vainqueur de l’histoire de ce tournoi serait un bonus mais le bracelet et l’argent sont plus importants »

Darvin Moon : « Antoine était le meilleur à la Table Finale »
« Je me fiche de gagner l’argent, quand je joue j’ignore ce paramètre. Je joue pour gagner. J’essaye d’être au top de ma table, pas de jouer contre le reste du field. Un tournoi ne se gagne pas au premier jour et je ne comprends pas ceux qui s’excitent sur un tournoi programmé sur 10 jours. Après sur ce genre de tournoi, il faut aussi de bonnes cartes»
« De l’expérience en HU ? J’ai gagné de l’argent »
« Antoine est un très bon joueur, il a été très malchanceux mais c’était le meilleur à la Table Finale »
« La livraison sur J2 d’Antoine ? (sourire) Ca montre à quel point je ne sais pas jouer mais j’apprends à chaque main. Que dire, je croyais être devant et ce n’était pas le cas »
« J’ai très bien dormi hier soir»
« Sur le pot assez gros où je folde après un dernier raise de 6 millions, j’ai QK et je sens que je suis drawing dead. J’ai décidé de ne pas l’enrichir plus et de lui donner des jetons. Tout le monde dit que j’aurais du suivre mais je ne crois pas»
« Un deal ? Pas moyen, pas de deal, je ne connais personne à une table de poker »
« Je n’avais jamais fait d’interview avant le WSOP mais je deviens plus confortable dans cet exercice »
« Un sponsor online, avez-vous eu des offres ? Je ne parle pas de cela (sourire)»

Bravo à Joe Cada pour sa victoire, il n'a pas gaspillé le badbeat infligé à Antoine Saout...


Propos recueillis par Matthieu Sustrac à Las Vegas
L'utilisation des photos sans autorisation de l'auteur ou la citation de l'adresse du blog peut vous amener une damnation éternelle et un PV des Chinois du FBI.

dimanche 8 novembre 2009

All in Vegas with sick Saout

Vendredi, 9 heures.
Sac fait à l’arrache, réveil difficile. Arrivée à Roissy CDG 2 heures avant le décollage pour les formalités. Je dors déjà debout mais rien de particulier à signaler… si ce n’est que j’ai de la chance. Je me suis enregistré sur le net et me retrouve seul avec un siège de rab pour déplier ma carcasse. Je vais pouvoir prendre mes aises durant le vol qui dure… dure, dure et dure encore. 196 pages, 1 film, 1 épisode de How I Met Your Mother, 1 meal auquel je ne touche pratiquement pas, 1 sandwich et des dizaines de verres d’eau plus tard, la descente vers Philadelphie s’amorce. Enfin.

Passage de la douane, check-in pour le prochain vol pour Las Vegas, tout se passe bien même si Mister Officer me demande ce que fait cette feuille longue OCB dans mon passeport. Je fais le gars qui don’t understand et ça passe. Une prise d’empreinte des dix doigts plus tard, je peux franchir la ligne jaune. Je débarque enfin sur le sol US et entre les odeurs de junk-food, les affiches de films tournés dans la ville (Rocky, The Village…) et les petites voiturettes pour transporter Big Guys, je sens que c’est un autre monde, le nouveau monde !

Je fais un peu de change, me ballade sans trouver d’endroit pour fumer une clope et après un Frozen chocolate Donut en hommage à Homer Simpson, il est temps d’embarquer pour Vegas. Après 13 heures de voyage, il en reste presque 6 mais comme j’ai encore check-in à la maison, et que j’ai lâché 15 dollars de plus, je sais que j’ai un bon siège. Good beat, je suis seul dans une rangée de trois sièges. Je vais pouvoir m’avachir comme une loque alors que le reste de l’appareil est blindé. C’est Friday night, les Ricains vont gambler à Sin City !

Ivey can smile
J’essaye tant bien que mal de dormir mais le sommeil ne vient pas. Je dévore un super article du magazine ESPN sur Phil Ivey (Je vous le traduirais en revenant à Paris, c’est promis). Le journaliste Chad Millan a suivi le maître durant trois jours entiers. Il est tout penaud de lui avoir fait perdre 240000 dollars au Craps mais surtout, il a vu l’Américain sourire à plusieurs reprises. Une superbe photo le prouve. Nous aurons aussi la chance de voir Phil toutes dents dehors, samedi lors de la présentation de la Table Finale…

Welcome in Vegas
On arrive enfin dans le Nevada et la nuit noire laisse place à un sol hyper-lumineux. Il est 20 heures, local time, et je touche au but. Les lumières brillent, brillent, brillent. La procédure de sortie de Vegas est légère, on peut jouer avant de récupérer ses bagages et je retrouve Samuel qui arrive de Charlotte. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le troisième larron, direction la soirée privée d’Everest au dernier étage du Caesars Palace ! Open Bar évidemment… Je croise Kinshu, Xewod mais aussi Annette Oberstad qui est venue dire bonjour et visiter une énorme suite, la suite où a séjourné Barack Obama. C’est magnifique, plein de luxe, on est sur le toit de l’hôtel au 69e étage mais on ne s’attarde pas vraiment.

Gomble !
On redescend pour commencer à gambler, direction The Mirage. On n’y arrivera jamais. Un peu de roulette, je pose 5 dollars pour mon pote Charles resté à Paris. Tout sur le rouge ! Comme on a dit ! Et ca passe. Une fois, deux fois, trois fois… bref, je passe de 5 à 25 dollars tandis que Samuel touche La roue de la Fortune, il transforme deux dollars en 20 dollars et on s’arrache. On arrive devant l’entrée et, là, on recroise Everest et toute sa caravane d’invités. Ils attendent une Limousine pour le Voodoo, une boîte du Rio. C’est silicone à gogo et gros maquillage à la truelle mais on fait quelques rencontres marrantes. L’ascenseur donne directement sur le vide, c’est assez impressionnant mais on ne s’éternise pas. Nous sommes morts de fatigue et il faut rester en mouvement pour tenir la distance.

Brunson style !
Retour au Rio pour un petit peu de Cash-Game. Il est minuit 20 et je n’ai plus les yeux en face des trous. Je rentre avec 80 dollars sur une table à 1-3 et je touche pas mal. AQ – TT – AA – 55 et mes relances sont bien respectées. Il y a deux oiseaux à la table et une heure plus tard, je triple sur un coup de folie. JS veut rentrer et je lui annonce dernier coup. Je découvre KQ en fin de parole mais je ne touche pas. Pas le temps de se lever que la dealeuse me sert T2 à carreau. Je décide de gambler et paye la blinde en fin de parole.
Flop : 345, tout le monde checke et je mise 15. Il n’y a qu’un seul payeur.
Turn : Q de carreau avec donc deux carreaux sur le board. Mon adversaire fait 30 dollars et je décide d’envoyer la boîte avec mon tirage flush et quinte par les deux bouts. Il tangue puis décide de suivre.
Moi : « nice call »
River : K de trèfle
Je montre mon jeu et me lève, destacké. Vilain retourne alors 96 pour un jeu encore plus pourri que le mien. Le pot est pour moi !
La croupière : « C’est incroyable » (en Français !)
Moi : « French Style » et je me lève après cette dernière main Brunsonesque.

On se couchera finalement à trois heures du mat’, le truc irréel c’est qu’on s’est levé à 6h30 ! Il mettent un truc qui t’empêche de dormir dans la clim’ de la chambre ?!

Bilan de la soirée
- roulette, de 5 à 25 dollars
- poker, de 80 à 257 dollars
- bénéfice de 197 dollars

To be continued...

Update : sick ambiance pour cette journée de Table Finale de samedi, les Français sont chauds. On essaye d’encourager du mieux que l’on peux et, nous, on n’a pas sifflé quand l’hymne Us a été joué… Antoine est quatrième pour le dinner-break alors qu’il reste 7 joueurs, la nuit s’annonce longue !

Update : Saout big, il fait tapis sur un baby flop avec deux coeurs. Beigleter call avec une petite paire, AS avec Ak à coeur, Turn, un coeur, les frenchies explosent; Saout CL !

Update : Saout victime d'un terrible bad-beat (QQ vs 22) puis perdant d'un coin avec 88 vs AK avec un K rivière, contre Joe Cada le chattard (qui a quand même bien joué en étant short toute la journée). Le Français de la room Everest Poker termine troisième, c'est grand mais ici à Vegas, la déception est énorme.That's poker mais que c'est cruel pour le meilleur joueur d'une journée qui s'est étirée sur 18 heures. Un résumé le plus vite possible mais bon le coeur n'y est pas...

vendredi 30 octobre 2009

How I met Antoine Saout

Mercredi, la newsletter de Xewod tombe. Il invite les lecteurs de son blog à venir rencontrer Antoine Saout avant son départ pour table finale du Main Event des WSOP 2009. Quelques minutes plus tard, un ami me téléphone pour me prévenir qu'il s'y rend pour un journal et m'a mis sur la liste comme invité. 24 heures plus tard je me retrouve donc au Réservoir, sympathique bar- cabaret-club du 11e arrondissement de Paris.

Embrouille à l'entrée, je ne suis pas dans le fichier. Après quelques secondes de lutte, miracle, je suis bien inscrit... mais ni par Xewod, ni par mon pote. Je suis sur la liste de la presse, accrédité au nom de mon ancien journal. Bref je rentre, retrouve l'équipe d'Everest Poker qui me délivre un package comprenant une casquette et l'une des 3000 écharpes de supporter-addict créées spécialement pour l'événement. Everest organise un gros convoi à Las Vegas et notre frenchy aura donc ses fans de l'autre côté du rail. Antoine Saout me confiera qu'il "ne ressent aucune peur particulière pour le moment" à l'idée de jouer cette table Finale avant d'ajouter en rigolant que "tous ces supporters vont peut être (lui) mettre la pression".

Rémy Biechel : "tu vas gagner"
Pour le moment, j'observe et aperçois plusieurs têtes d'affiche du monde du poker tricolore. Nouvelle recrue de PokerStars, Julien Brécard vient faire un tour tout comme Mylène et Karine de Poker Mission Caraïbes. François Montmirel ou Alexis Laipsker sont aussi de la fête. L'occasion enfin d'échanger un peu avec le nouveau joueur de Party Poker, Rémy Biechel. Ce dernier a fait la connaissance d'Antoine l'été dernier à Las Vegas et ils semblent être devenus amis. Rémy, 350e du Main Event 2009, a vécu l'ascension d'Antoine et y croit dur comme fer.

"Je ne lui ai donné aucun conseil pendant le tournoi ou après. On a un peu discuté mais c'est sa performance, son tournoi. Je crois que tout le monde n'arrête pas de dire que quand tu arrives en Table Finale du Main Event il faut prendre un coach. Je ne suis pas de cet avis. Cette table finale c'est le truc d'Antoine, il est arrivé jusque là, il peut faire mieux". Presque deux heures et quelques drinks plus tard, je surprends les deux compères esquissant une danse sur la piste et, malgré la musique, l'encouragement de Rémy est clair : "Tu vas gagner, tu vas gagner". Mindset win, good luck Antoine !



J'ai donc pu rencontrer notre représentant tricolore à quelques heures de l'embarquement pour la Cité du Vice. Tout semble aller pour le mieux. La confiance est là et le Breton ne veut donc pas se contenter des 1 263 602 dollars déjà en poche. Question tactique de jeu et renommée internationale Antoine "ne crain(t) personne en particulier. Phil Ivey ou pas Phil Ivey, je vais tenter de sélectionner les bons spots. Je n'ai pas de plan de départ... j'espère juste que les cartes seront pour moi".

Nous sommes ensuite revenus sur les tournois qu'il a disputés depuis son été faste aux USA. S'il regrette encore cette "mauvaise lecture" lors du coup fatal face à Tureniec en Finale du Partouche Poker Tour, il "ne retire que le positif" de ses bonnes performances à Londres (WSOPE) ou Marrakech (WPT). Sans chercher à brouiller les pistes, Antoine avoue avoir un peu profilé ses adversaires de la table finale. "Je vais encore un peu travailler à Las Vegas durant les quelques jours à venir", termine-t-il en ce qui concerne cette dernière étape du Main Event.

Disponible pour tout le monde pendant la soirée et pas vraiment du genre à se mettre en avant, Antoine n'a "pas changé de vie. On me dévisage rarement dans la rue même si en allant acheter une nouvelle valise pour Vegas, la vendeuse m'a reconnue". S'il a pris l'habitude de répondre aux médias, "j'ai l'impression de les avoir tous fait" assure-t-il sans en rajouter, il n'a pas encore besoin de garde du corps. Une chose qui j'espère ne changera jamais. Surtout si le bracelet le plus convoité du monde du poker est au bout.