Affichage des articles dont le libellé est Cercle Wagram. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cercle Wagram. Afficher tous les articles

mercredi 17 novembre 2010

La cible

Une fois n'est pas coutume, je vais débuter par le online. Si j'ai échappé au bug général de la 2e manche du championnat bloggers pour le WPT Marrakech organisé par Xewod, j'ai participé à la première manche. Brièvement.

Je saute vite avec un full contre full bien joué par mon adversaire. Basketfish va rentabiliser mes jetons et parvenir à se qualifier pour la Grande Finale qui distribuera des packages all-inclusive pour le Casino Es Saadi. Bravo à lui...

J'ai donc raté la deuxième manche car j'avais prévu de disputer le 500 deepstack des Wagram Masters. J'arrive 20 minutes avant le début mais les inscriptions sont closes depuis longtemps. Il y a déjà une vingtaine de noms sur la liste d'attente. Pour un événement capé à 160 joueurs, il y aura finalement 176 partants et une grosse quarantaine de laissés pour compte. Ce qui va amener du changement [plus d'infos ici].

Bref, je bifurque vers l'Aviation Club de France mais je dois aller rechercher mes chaussures pour entrer puisque je me fais refouler par le vigile. Évidemment quand je reviens, le même vigile laisse rentrer un chinois en basket...

Je me retiens de lui dire que c'est n'importe quoi et qu'on est au XXIe siècle... mais je préfère garder la gniac pour le tournoi. Franchement, s'il faut évidemment empêcher les gens en basket dégueulasses d'entrer, un mec qui vient quatre fois par semaine et qui se présente avec des sneakers propres, on fait un effort.

J'oubliais que le Chinois doit lâcher 4k par jour au punto-banco, moi je ne suis juste qu'un petit régulier du poker... qui n'est pas prêt de lâcher un pourboire aux gorilles.

Tout ça pour vous dire que je vais finalement faire le 150KO du mercredi soir de l'ACF. Je m'incline en demi-finale, 17e sur 68 au départ, mais j'ai eu le temps de prendre 8 bounties (30 euros cash + 10 euros sur ACFPoker.fr). Bref, je ne termine pas ITM (9 payés) mais positif... La vie est belle.

Espérons que la soirée sur le championnat bloggers pour le WPT Marrakech sera du même acabit... la victoire en plus.

samedi 2 octobre 2010

Scandale au Cercle Wagram

Le titre est provocateur pour un retour...

J'expliquerais un peu plus loin ce scandale à Wagram...

Trois petits messages en septembre car je n'ai presque pas joué. Je bosse pour MadeInPoker et pour 20minutes.fr et cela me pompe beaucoup de temps et aussi beaucoup d'inspiration.

Après un super mois d'août, je me suis fait plaisir et j'ai direct buy-in au 1000 spécial rentrée de l'ACF [30k jetons - niveaux d'une heure]. J'ai pris un coup horrible dans la tête au bout de deux heures puisque mon adversaire jouait 6 cartes à la rivière... et va toucher. Criplé avec un poil moins de 10bb, je vais faire la serrure et tenir 3 heures de plus mais je perdrais mon premier et unique coin-flip du tournoi... Bref, j'avais un peu perdu le moral et même si on avait un historique avec le joueur adverse, je commence juste à digérer.

L'Aviation Club de France reste ma maison et j'ai ensuite embrayé sur le Deepstack Club Poker. Après une journée de lutte où j'aurais enchaîner coups brillants, décisions moisies et coups de chatte, je suis à 10BB sur l'avant dernière main de la journée. Je trouve AKs et balance la couscoussière. je suis payé par AQ... mais on splitte. J'ai tout de même la satisfaction d'arriver au Day2. Je suis dans le top 10 des chiploosers mais un rapide double up et tout sera possible...

Sauf que, suite à un problème personnel, je rate le début du Day2. Quand j'arrive enfin, il me reste 3BB ! A peine le temps de se poser, je regarde mon premier jeu en position intermédiaire. A6s ?! Je boîte, les gars énormes jettent mais pas le bouton qui est short lui aussi et retourne AQ. Pas de miracle et je sors genre 58e sur 230 environ...

Dans la foulée, j'enchaîne avec le 1K du Cercle Wagram. Je fais le coverage pour le Club Poker [à lire ici] et j'ai le plaisir d'assister à un beau combat entre Yann Brosolo et Franck Crudo. Ce dernier, aka Mizar sur le Club Poker, s'impose après une démonstration et repartira avec le trophée à la maison. C'est facile le poker quand tu touches tes flops ! [Le très bon CR de Mizar sur Poker Académie].

Une session CP Radio alcoolisée plus tard... je suis au Cercle Cadet pour le 100 freezout du vendredi soir. Je ne vais même pas tenir un niveau. Juste le temps de voir SebcBien doubler sur une livraison... et de sortir. Bref, nous partons avec 6k jetons et je grinde pendant 20 minutes sans showdown pour monter 500 jetons de plus. Vient la main fatale.

Utg colle... et il est imité par toute la table. j'ouvre T2s au bouton et je décide de faire de même. La petite blinde mise alors 250. C'est payé trois fois et je dois donc rajouter 250 dans un pot qui en fait 1000 et des poussières. Je paye et trouve un flop de rêve puisque je trouve un 2 mais aussi deux cartes à carreau [Q26]. La petite blinde ouvre à 500 et c'est payé par deux joueurs. J'annonce tapis... tout le monde passe jusqu'au call fatidique. je couvre le gars de 400 jetons et m'attend à voir une Dame. Mon adversaire est à tirage puisqu'il retourne A8 de carreau en disant qu'il est obligé de payer. Il joue donc 13 cartes et le 3 de carreau me crucifie à la rivière... Ensuite, je boîte mes 7BB avec JJ... et le même gars va me payer avec A7 pour m'éliminer.

Nous arrivons donc au sujet qui fâche... Samedi, je me rends à Wagram pour faire le tournoi freezout à 100 euros. Sur le trajet, je manque de me faire écraser par Pascal Praud au volant de son bolide... mais arrive enfin à bon port. Mauvaise pioche puisqu'il y a un tournoi privé et que le mien n'a pas lieu... J'avais quand même regardé sur le site web mais bon, il est pas mis à jour...

Du coup, je m'oriente vers le cash-game et arrive une main à priori moisie puisque c'est un festival de limp. J'imite tout le monde avec un jeu à fort potentiel mais très fragile. Le flop est magique puisque je trouve le tirage flush, une gutshot pour la quinte et deux overcards. Le flop est J9hh2. Nous nous retrouvons en face à face et tout l'argent est parti au milieu. Lorsque le 2 de coeur arrive à la turn, je retourne mon jeu et annonce flush. Mon adversaire annonce que ça gagne et jette son jeu clairement quand un dernier 2 arrive à la rivière.

Ses cartes ont franchi la ligne, elles sont à deux centimètres du board. La croupière ne fait pas gaffe et commence à préparer les jetons pour me les donner. Au bout de quelques secondes, le joueur reprend son jeu, retourne ses cartes et montre le Valet pour un full venu de l'espace. La croupière appelle le floor et pendant ce temps là, Vilain me dit que je veux voler le pot [un pot de 300 euros que j'aurais donné bien volontiers puisque j'étais battu mais quand on se fait traiter de voleur...]. La demoiselle raconte mal le coup puisqu'elle n'a pas vu le gars jeter et reprendre son jeu. Vilain ne dit jamais que c'était un muck évident, qu'il avait mal regardé son jeu et pas fait attention. Le floor tranche en deux secondes en faveur du joueur qui vient plus souvent que moi, ne veut même pas entendre ma version et se casse alors que je lui demande quelle règle il applique !!!

Je ne parle même pas de deux coups plus tard quand, de mauvaise foi et juste pour tester, je fais passer mes cartes derrière la ligne et les reprend pour m'entendre dire par la même croupière. "Cartes brulées, votre jeu est mort"...

Deux heures plus tard, une fois la session terminée, je regarde les panneaux au mur et vois qu'il est mis noir sur blanc qu'un jeu jeté ne peut être repris [ah bon, première nouvelle ?!]. Bref je demande à nouveau des explications au floor en présence du chef de salle. Il me dit que je joue sur les mots, que la table était contre moi et qu'aucun n'a pris mon parti... bref des arguments en bois.

Alors que le topic sur la qualité des cercles fait rage sur le Club Poker et que l'ACF prend plutôt cher, je rigole quand je relis mon post où j'indique que oui il y a des problèmes annexes au jeu mais que cela reste le MUST en ce qui concerne l'application des règles... Retour à Wagram, où le floor n'aura donc finalement aucun argument pour justifier son ruling et laissera son chef tout seul au bout d'une minute. Le chef de salle conviendra qu'il s'agit d'une erreur de la croupière et finira par me proposer un ticket pour un tournoi.

Refus Catégorique de ma part en tentant de lui faire comprendre que lorsqu'on prend une décision avec de l'argent en jeu, on est moins léger et que l'on a l'obligation de prendre les paramètres des coups et, au moins d'écouter la version des joueurs concernés... Ou mieux, d'aller regarder la vidéo [si elle est en marche car j'ai comme un gros doute].

Mais, nous ne sommes que des clients, du bétail venu fournir la taille...

Mon post n'aura donc certainement que peu d'importance pour l'usine qu'est le Cercle Wagram. Il ne devrait pas perdre de clients mais j'espère que cela leur permettre de faire un point sur les règles qu'ils appliquent et de les formaliser. Ce flou est intolérable et c'est pas demain la veille que je reviendrais...

lundi 21 juin 2010

Pollak et Lecorback, Barrière à l'attaque

Décidément peu d'articles sur ce blog depuis le début du mois.

Période difficile niveau jeu et j'ai aussi moins le temps de toucher les cartes. Je me contente donc d'un petit gain via Julien interposé. Dimanche, Lecorback a terminé in the money à Toulouse sur le 175 euros knockout et comme je l'avais stacké, je touche un petit billet...

J'étais en Haute-Garonne, sous la pluie durant deux jours, pour Barrièrepoker.com et l'étape toulousaine du BPT 2010. Une étape qui correspondait au lancement de la Team Pro. Une Team Pro dont je connaissais la composition depuis un mois mais, j'ai préféré ne pas risquer de me faire casser les genoux par Lulu en anticipant de trop.

Pour ceux que ça intéresse, j'ai réalisé une interview de Benjamin Pollak, membre de l'équipe barrierepoker.fr. L'entretien avec Magicdeal est disponible sur MadeInPoker.

Un grand merci à toute l'équipe du casino théâtre Barrière pour son accueil, le lieu vaut aussi le déplacement à lui seul [bruit des machines à sous peu présent - ambiance lounge asiatique - Fouquet's - danseuses hot - bel aménagement intérieur - hôtesses très gentilles et pas vilaines...]. Je reviendrais à l'occasion [qui me stacke pour briser ce field décrit à merveille par Kinshu ?!].

Mais, avant cela, je tenterais quelques tournois cette semaine sur Paris puisque Wagram et l'ACF ont concocté un programme alléchant... Pas de Deepstack Club Poker pour moi à cause d'un mariage mais des satellites et les événements à petit buy-in.

Un peu de réussite permettrait de financer un voyage à Las Vegas. S'il semble que je n'aurais pas la chance de vivre la folie qui accompagne les WSOP en juillet, je compte bien retourner une troisième fois à Sin City, fin août ou en septembre...

Wish me luck !

vendredi 7 mai 2010

Poker news, j'arrose chez Darroz

En vous racontant ma qualification pour le 500 de l'ACF lors d'un satellite, je vous avais parlé de mon passage chez un pote pour regarder le match entre l'Inter de Milan et le FC Barcelone. J'avais passé sous silence avoir déclaré sur le ton de la rigolade que si je gagnais, j'invitais tout le monde à la Tour d'Argent. Heureusement nous n'étions que trois ce soir là...

Après discussion, le choix s'est porté sur le restaurant d'Hélène Darroz. Nous y sommes allé ce vendredi, histoire de bien manger. Nous avons commandé le menu dégustation après un champagne rosé Veuve-Clicquot en apéritif.

Autant dire que le voyage culinaire est plus que sympathique. La fraîcheur des produits et des légumes vous fait fondre. Les morilles, le merlu, le caviar, les asperges, le rouget, le pigeon, le foie gras... tout y passe.

Quatre entrées plutôt simples mais toujours accompagnées d'une émulsion au parmesan ou de petit pois, un poisson tendre et une viande trop saignante à mon goût, un plateau de fromage excellentissime, deux desserts à base de rhum et de fruits rouges suivi d'un mélange chocolat-citron vert... les sensations sont là, les papilles travaillent.

Les vins sont inégaux mais le Pauillac a fait son petit effet pour un repas qui aura finalement duré presque trois heures. Gagner pour inviter de bons potes, c'est tous les jours !

Le jeu
Côté poker, deux sessions à Wagram pour un bénéfice nul. J'ai chatté et fait un gros gain lors de la reprise suivant cette victoire dans le 500 puis fait de mauvaises rencontres la fois suivante. J'ai aussi fait le tournoi FFDP du lundi à 100euros [presque 3k à la gagne]. Je termine 40e sur 100 en perdant avec deux fois l'average. Je monte un joli stack avant la pause mais ca se dégrade au retour. Les blindes augmentent et un mec avec 15k est arrivé à la table.

Sur le deuxième coup après la pause, il fait 3k pour isoler un short à tapis et retourne QQ. Il gagne le coup et sur la main suivante, je suis de BB [200-400 avec antes si je me souviens bien]. Un short en milieu de parole fait tapis pour 1k, le mega chipleader refait 3k. Tout le monde passe, à moi de parler. Je lève QQ ! "KK? AA? naaaaan, au max il est sur AK", me dis-je en poussant tout au milieu pour un peu plus de 7k. Megachip hésite deux minutes et paye finalement en retournant KK. Mauvais timing. Arf, bien joué. Je me lève, pas de miracle et c'est terminé après deux bonnes heures de jeu bien agressif. Next time...

what else...
Je cherche toujours un moyen de me rendre à Las Vegas pour le boulot et avoir la chance de revivre les WSOP. J'ai aussi commencé à faire les news poker pour un site spécialisé. Côté boulot toujours, la couverture du Barrière Poker Tour m'amène à annuler mon voyage à Namur pour les WaSOP. Je me rattraperais la semaine prochaine à Saint-Amand-les-Eaux pour l'OPP où je ferais les sides.

Enfin, j'ai refusé une proposition indécente pour mettre mon blog aux couleurs d'une marque de poker, stacké Xewod et Eltigre, voté pour les Blogscars de D8, subi bad-beat sur bad-beat à la bulle de mes 3,30 dollars KO sur FullTilt et fait mon pire total de connexions depuis la création du blog, ce jeudi..

Il est temps de descendre dans le Sud pour le week-end !

dimanche 18 avril 2010

Petit poker au Cercle Wagram...

C'est le week-end, samedi pour être précis. Je me suis levé tôt pour chercher de la news pour un site de poker bien connu et me retrouve vite désœuvré. Deux turbos sur Unibet et deux bulles plus tard, mon envie de poker n'est pas rassasiée. Je téléphone donc à mon pote Sam, compagnon de voyage lors de mon deuxième séjour à Las Vegas.

PV or not PV ?
Nous avons rendez-vous à 19 heures pour partir en banlieue parisienne fêter un anniversaire et le créneau est vraiment short. Le voyage en scooter jusqu'aux Champs Elysées est vite expédié... ou pas. A quelques mètres du but, je veux grappiller du temps de jeu et je remonte la file en franchissant la ligne continue.

Evidemment, je n'ai pas fait deux mètres dans l'autre file que je vois une agent de police. Je sais qu'elle m'a vu et je préviens mon pote que l'on va se faire stopper. Ca ne rate pas, je me retrouve sur le trottoir à sortir ma carte grise, l'assurance et les papiers.

Une petite dizaine de deux roues sont dans la même situation. Un motard est d'ailleurs bien énervé et s'embrouille avec un agent. Notre fliquette regarde ma documentation, reste en suspension pendant dix secondes et lâche un "les mecs, c'est 90 euros le franchissement... mais ca ira pour cette fois".

Je ne demande pas mon reste, mets le contact et file vers le Cercle Wagram... en respectant le code de la route.

Bilan des courses, alors que nous étions venus jouer deux-trois heures et que j'avais promis de "jouer serrure", je dispose d'une réserve pour gambler [les 90 euros de l'amende qui n'est pas tombée]. Sam me dit que c'est mon jour de chance... mais je pense plutôt que la jeune fille de la police a succombé au charme de mon passager. Elle ne sera ni la première... ni la dernière.

Accident
Bref, on s'inscrit sur la 2-4 et il y a un peu d'attente puisque la FFDP organise un freeroll de 120 joueurs avec quand même 3000 euros à la gagne.

Nous nous posons au bar et un vieux pote de lycée que nous n'avons plus vu depuis des lustres vient nous dire bonjour. Ouah, on a pris un coup de vieux et lui a perdu des cheveux !

Je n'ai rien mangé depuis 24 heures et commande un club sandwich. Il arrive au moment où nous sommes invités à nous installer en table. Je tente de demander à la serveuse de m'amener ça directement à l'étage mais me retrouve finalement avec l'assiette dans les mains. En route vers l'accident.

Le drame se produit au moment où je pose l'assiette sur le guéridon. Bilan des courses, un tiers de mon déjeuner de 16 heures termine par terre. Pas de problème, il y a du soleil sur Paris et je fais le mec de bonne humeur.

Ouverture
La table s'ouvre avec nous et je cave 160, un poil plus que ce que la moyenne des joueurs ont devant eux. C'est le début donc il n'y a pas encore d'énorme stack et d'ouvertures à 22 euros à chaque main. Je repère un joueur qui relance vraiment de manière disproportionnée par rapport à ce que la situation exige et semble enclin à payer avec rien. [Nous l'appellerons désormais Le Livreur]

Je vais toucher quelques poubelles et tenter ma chance pour 4 euros en limpant plusieurs fois. Deux fois, je vais toucher tirage quinte par les deux bouts et je vais jouer passivement. Je colle flop et turn pour ne rien toucher et abandonner à la rivière. La seule fois où je reviens sur un joueur avec mon tirage couleur au flop, mon message n'est pas assez puissant et le pot part encore de l'autre côté.

Arrive les As en fin de parole. Tout le monde passe jusqu'à une ouverture à 12. Je min raise à 24 et nous sommes deux dans le coup. Le flop est dangereux avec genre 9TQ. Il checke et je mise 22, pas trop rassuré. Il paye et la turn ne change rien. Il checke et je checke. La rivière est un roi qui fait entrer la couleur et il mise 34. Je paye mourant... et remporte le coup pour revenir un peu au dessus de mon niveau de départ.

Ensuite, je limpe une paire de 4 en début de parole qui ne donnera rien puis c'est poubelle time pendant une trentaine de minutes. Nous sommes 7 à table et les blindes reviennent vite donc mon tapis descend. Faut dire aussi que la table est passive et que je rentre pour 4 en fin de parole avec n'importe quelle carte histoire de voir s'il y a un coup à faire avec la position. Je vais toucher une double paire Q4 au flop pour prendre un peu de monnaie supplémentaire. C'est pas glorieux et je vais tomber à 92 quand va arriver le coup qui fait débat.

Moove borderline
Je limpe un coup de plus à 8 euros car nous avons une option... non relancée. Nous trouvons un baby flop rainbow [235] et le joueur dans les blindes pousse boîte pour 36 euros.

Vu qu'il n'a pas bougé préflop, je me demande s'il n'a pas sous-joué un monstre. Avec de grosses cartes j'aurais préféré tout mettre avant le flop, surtout avec une option posée. Bref, je le vois sur une des micro paires du board et oublie le stop and go avec un premium. Deux paires et le brelan ne me semblent que peu probable car il aurait surement attendu un moove.

Il est temps de vous dire que j'ai Q6s en main et qu'il ne me reste plus que 92 euros. Je me dis que j'ai deux cartes au dessus, une ventrale et une couleur backdoor, bref je joue des cartes.

Comme je veux isoler, je me dis qu'il faut tout pousser. Il reste deux joueurs derrière et le plus riche doit avoir 200 devant lui... j'annonce all-in. Les deux jettent, je touche mon 6 à la turn, la rivière est une bûche, il montre son 5 et je gagne. Mon coup fait débat [un avis?], c'est fait j'ai une image pourrie à la table.

Ca ne va pas s'arranger quelques minutes plus tard quand Le Livreur fait 22 en fin de parole sur ma grosse blinde alors que personne n'est dans le coup. Je le vois sur une petite paire, le couvre et annonce boîte avec A7o.

Il réfléchit et paye finalement. Personne ne montre et je commence à douter. Flop 689. Turn anodine et rivière dix pour une quinte ! Je ne lui laisse pas montrer et annonce rapido. Il jette et semble déçu... mais pas trop. Il n'avait ni les Dames, ni les Rois ni les As j'en suis persuadé mais on ne saura jamais si je jouais un 30-70, un 48-52 ou que ne sais-je...

Petits As
A partir de là, je fais très attention quand un adversaire me revient dessus. Je relance donc pas trop fort A2s et A3s en fin de parole alors que deux ou trois joueurs ont limpé. Sur A3s, je suis uniquement payé par Le Livreur. Il paye mon 18 hors de position et mise à hauteur de 20 euros sur un board de briques hauteur 9. Je fais tapis rapidement car je le sens faible. Il jette.

Sur le A2s, j'ai relancé les deux mains précédentes en début de parole et personne ne me croit. Je touche mon As au flop et tout le monde checke alors qu'il y a un tirage couleur. Personne ne protège où ne tente de me piéger, je pense que mon As est devant. J'ouvre sur la turn et suis payé une fois. Le payeur suit encore à la rivière, une rivière qui m'apporte un 2. J'ai à peine le temps de montrer mon As qu'il a déjà jeté...

Brelan
Il est bientôt l'heure de partir et nous décidons de jouer jusqu'à notre bouton soit une dizaine de mains. Le rush commence. Je touche d'abord une paire de 7 et paye UTG qui relance à 18. Sam et le mec au bouton payent aussi. Flop T7X avec deux piques. UTG fait 20 dans 80 et je me dois de protéger avec les nombreux joueurs dans le coup. Je fais 70, Sam lâche et le bouton annonce "payé" avant de se rendre compte que j'ai relancé.

Il reprend ses jetons avec la bénédiction de la croupière. Ok il est au siège 1 mais c'est la deuxième fois qu'il fait cela... Bref, je montre clairement que cela me déplaît et cela fait tilter UTG. Ce dernier s'aperçoit que j'ai un monstre et jette. J'encaisse un nouveau pot en maudissant ma réaction.

Anna Kournikova gagne
Ensuite, je trouve AKs et me retrouve en tête à tête après une mise à 18 euros. Le flop est hauteur 8 avec deux coeurs et je mise 22 en continuation. Mon adversaire paye et je me retrouve hors de position avec Air. La turn est une brique et je checke. Mon adversaire m'imite et la rivière est un beau roi... de coeur. Ok j'ai la paire max mais il y a couleur ici. Je checke et quand mon adversaire mise 36, je paye pour aller vérifier [et car ça ne ressemble pas à un value bet] tout en abattant mon jeu. Good call, il mucke.

Le Livreur ouvre une fois de plus à 20, il est payé par son voisin de gauche et j'ouvre QQ au CO. Je fais 80 et, une fois encore, tout le monde lâche. Ensuite, je paye juste avec QJ et trouve ma dame au flop. Nous sommes 5 dans le coup et il y a 20 au milieu. Le Livreur fait 24, en début de parole et d'un air qui veut dire Q avec mega faible kicker, je lui reviens dessus à hauteur de 64 et il lâche. Je mise car je sais que je suis largement devant et qu'il y a bien un moment où je vais être payé.

Dernier coup
Mais il est temps de partir et je dois ranger ma tonne de jetons de deux euros. Je commence à faire de la monnaie avec mon voisin tandis que Sam se lève. Je suis en train de partir mais j'ai deux cartes devant moi et c'est à moi de parler. Paire de 2, je limpe 4 euros en début de parole. Le flop est magnifique avec Q2X. Il y a un tirage couleur à trèfle mais bon, on ne va pas se plaindre.

Je checke, c'est au livreur de parler. Comme d'habitude, il fait 20. Je lui reviens dessus pour 60 euros et je suis tout heureux d'entendre tapis dans la seconde. Je paye debout sur la table et le mieux, c'est qu'il n'a pas de tirage mais seulement une dame pas trop bien accompagnée. Il est condamné dès la turn et je le destacke.

Je peux partir pour le premier barbecue de la saison, plus riche de 550 euros après une session de presque trois heures...

dimanche 16 août 2009

Noir c'est noir

Samedi 15 août 2009 : ma pire session sur une 50. Une perte sèche de 400 euros pour 240 minutes de jeu au Cercle Wagram. Avec une telle moyenne de perte horaire, j'aurais mieux fait d'aller revoir cette grosse bouze de G.I. Joe Le réveil du Cobra. Même deux fois de suite je crois que cela aurait été moins pénible...

Frappé en plein vol, j'ai multiplié les mauvaises lectures et coin-flip malheureux. Et puis, trop de tirages tuent les tirages... Sam m'avait bien dit de resserrer mon jeu à mi-parcours mais, qu'est ce que vous voulez, les As et les Rois pas payés pour 14 à une 50 de Wagram, c'est proprement irréel... et ça énerve ! La table était hyper-passive avec des raises à 10 limpées une fois, des relances à 4 avec AK... Difficile de se situer donc et, comme de juste, quand je touche, mes adversaires touchent juste un peu mieux.


Je ne vous raconterais pas toutes les mains, je vous épargne mon calvaire. Je partage quatre pots à environ 80 avec à chaque fois un gars all-in moins bien que moi. Trois fois, j'ai un Roi mieux kické qui se fait moisir par une doublette river et forcément une seule carte au dessus sur le board. Passons c'est le jeu mais lorsque j'ai 68 en main et que le flop affiche un superbe 457, la serrure asiatique, oui ça existe, me relance presque à hauteur de mon tapis. Je paye. Evidemment, il a un six ! Fantastique, le 8 tombe... Bad Beat supplémentaire, ils sont toujours à proximité du Bouton et prennent le reliquat sur chaque pot !

Encore et encore... c'est que le début d'accord, d'accord !
Plus tard, la serrure asiatique me prendra mon premier tapis avec un AK non relancé. Ce florilège continue juste après une recave avec une couleur floppée plus petite que celle de mon adversaire. Et lorsque je fais tapis pour 46 euros au bouton dans un pot de 12 (SB, BB, option, un suiveur), rien ne s'arrange. Paire de 2 en main, mon moove est osé mais je veux voler. Big Buddha, le suiveur, me calle et le flop amène un As. Arf ! Je ne suis pas bien et après la river, un Dix, je montre mon jeu car on ne sait jamais. Horreur, il m'a collé avec JTo et touche au dernier moment... Pour 46 alors que personne ne vient à 18 ou 22 ? Ok, si tu veux... jusque là, je me contiens encore.

Noir c'est noir...
Passent quelques boards où je m'empale face à des brelans cachés avec la paire max. Puis, mon pote Sam me prend 36. Il relance une fois à 20 et l'autre à 16 alors qu'il est juste à ma droite et sur ces coups je trouve AQ de pique et AJ de carreau. Je call juste à chaque fois et nous ne jouons pas le duel. Sur le premier, il touche le Roi de son AK puis la Dame de son AQ. A chaque fois, il est juste devant, à chaque fois nous faisons double paire. Si même mon pote s'y met...

Fooding in Wagram
Heureusement, on a encore bien rigolé (trop, faut que je sois plus Focus) et fait le tour de la carte "gastronomique" en splitant l'addition. Obvious call sur les Toasts au fois gras/confiture de figues. Je suis perdu dans ma tranchette (on les a connu plus généreux sur la taille de la coupe !) quand la jolie croupière asiatique qui fait fantasmer une partie du Club Poker me rappelle à l'ordre avec un surnom bien marrant. Passage au club sandwich sans tomate, c'est moyen là aussi alors on fait péter le Coca-Cola citron-glaçon. Quatre euros de plus pour le Cercle et un pourboire de perdu pour la serveuse. En plus le Coke au pistolet est éventé, comme au McDonald's, ça manque de bulles ! Heureusement, Miss Asie pétille. Elle nous révèle que c'est son dernier jour, elle a donc le sourire aux lèvres et profite à fond. Je la charrie un peu sur le fait qu'elle a sûrement terminé de rembourser ses dettes et elle nous rassure, elle a ses papiers en règle et ne doit rien à personne. La relève arrive. Dommage.

Space Mountain
Après avoir recavé, je joue mes derniers 110. Impatient, encore. En BB, je relance à 16 avec QJ. Le seul gars qui vient est un mec qui parle beaucoup et s'est montré plutôt enclin à l'arrachage. Le flop est pas si mal pour moi (910X) et je mise le pot soit 40. Il me boîte et comme il m'a déjà fait le coup quatre fois : Whatever ! je call instantanément pour mes derniers deniers. Il me dit qu'il a "paire max" et je lui réponds que je suis à tirage.

Pas le temps de souffrir et le Roi de trèfle m'amène la quinte qu'il me fallait pour me relancer. Je découvre mon jeu pour ne pas le faire souffrir pendant que le croupier dévoile un 3 de trèfle. Vilain tape sur la table et annonce couleur ! Une couleur backdoor avec ATs qui me ramène à la réalité. Je suis sonné par ce cruel dernier coup. Je me lève, direction la maison. Il reste du boulot pour passer de gambler à joueur de carte...

mercredi 12 août 2009

Wagram, c'est Hollywood !

Une douleur au mollet apparue comme par magie me tenaille depuis trois jours. Résultat, je dors très mal. Je me suis écroulé de fatigue il y a moins de 6 heures quand une vilaine sensation m'empêche de prolonger la "nuit". Réveil à 16h52... dans la douleur. En ce mardi, j'avais rendez-vous avec Sam pour une nouvelle session au Cercle Wagram et je suis donc très en retard. Quand je l'appelle, il est déjà assis avec Oasis, un autre pote d'enfance dévoré par la passion du poker.

Une distribution digne d'un blockbuster
Je me traîne jusqu'à la douche et file vers l'Avenue de Wagram pour les rejoindre. Ils jouent sur une 100, la principale, et il y a une place libre quand j'arrive à 18 heures. Je décide de m'assoir avec 150 et nous nous retrouvons tous les trois à la file. La table semble très vivante et si mes potes ont le sourire et s'amusent, ils sont tous les deux en négatif après 3 heures de jeu. Alors que je perds ma première cave, manquant de chance face au livreur de la table qui double sur moi, Oasis se lève avec 100 euros de bénéfice.

Il est 19h30. Je sors 190 de ma poche et repart pour un tour. Un certain Wesley me fait de la monnaie... L'atmosphère est énorme à table et chaque joueur se voit affublé d'un surnom. Il y avait donc Wesley (pour Snipes) mais aussi des sportifs. J'étais Platini tandis que Jean-Marc Mormeck était à ma gauche. Nous avions aussi Sylvester Stallone, un véritable sosie. Garcimore et Ben Stiller ont aussi partagé cette soirée marrante mais peu fructueuse.


Ma relation avec Robocop, la serrure, commence mal puisqu'à peine je me pose, il m'éternue sur le bras. Je laisse passer une fois puis deux mais la troisième est de trop. Je me tourne de son côté en lui demandant de mettre sa main devant sa bouche et il me répond, "Tu me charries ?". Un "non" bien cassant clarifie mon sentiment et il fera plus attention par la suite. Nous nous retrouverons.

Les relances sont très fortes et il est très dur d'entrer dans un pot à moins de 30. J'en profite pour payer un coca à Sam. De son côté, Wesley demande à la serveuse de lui enlever son verre de jus de pomme. "Je ne sais pas si c'est le fromage qui pique ou le jus de pomme mais là c'est pas possible". La superbe blonde tente de lui expliquer que ce sont des pommes "spéciales", des Granny, mais elles sont "trop spéciales" pour Wesley qui récupère ses 2 euros et commande un verre de rouge. Sa tête aurait mérité la photo quand il a senti le nectar des Dieux... "Ça pique", lâche-t-il.

Couleur
Le jeu se poursuit et je suis une option en fin de parole avec J8 de la même couleur. Ca checke alors que le flop amène deux piques et un Roi, je relance donc à 22. Il n'y a qu'un payeur et, pas de chance pour moi, c'est Robocop qui n'a pas joué un coup depuis des lustres. Bingo, la Turn est un pique et je m'empresse de checker. Il mise 30 et après un moment de pause, je colle. A la rivière, j'envoie 70 et, après un long moment, il paye. Je remporte le coup et je reviens en positif. Je dois avoir pas loin de 500 devant moi. Robocop fait clairement la gueule mais mucke. On ne saura jamais s'il a sous joué son brelan au flop...

Anna Kournikova
Je touche ensuite quelques jeux qui vont me faire suivre deux-trois relances mais rien ne rentre. Je descends donc à moins de 400 quand je me retrouve avec AK. Une main déjà touchée dans cette session et déjà jetée au flop après une relance mi-pot. Malgré une mise de 32 préflop, il y avait 5 suiveurs et forcément, quelqu'un a touché et me reraise. Dégouté, je ne regarde même pas la fin du coup quand le scénario se répète une deuxième fois. L'ambiance est toujours très bonne, sûrement à cause de deux joueurs à droite du croupier. L'un va caver à hauteur de 100 toutes les 20 minutes pendant presque 3 heures, tandis que l'autre, cagoulé de 500 au moment où j'arrive, attaque tous les jeux qu'ils touchent et s'empale souvent sur le jeu max.

De mon côté, je me fais offrir une clope par Stallone et nous partons fumer à l'étage avec Wesley Snipes. Je me traîne pour les suivre à cause de mon mollet mais la pause de 5 minutes est bien agréable. Quand je redescends, Sam est en train d'engloutir une salade. Il tient à me rassurer, comme à son habitude, il avait commencé par manger ses habituels toasts au fois gras et confiture de figue en arrivant...

Combat contre Mormeck
Alors qu'un joueur demande à Stallone s'il a des enfants, celui ci ne se démonte pas et lâche un superbe. "Bien sûr, il y a Rocky I, Rocky II et Rocky III !" La blague fait mouche et les rires sont nombreux. Plusieurs joueurs des autres 100 demandent s'il y a de la place car notre table est hilarante en comparaison des cimetières qui nous entourent. Les orbites s'enchaînent et alors que Garcimore me prévient de faire attention à Mormeck, "il frappe dur", je lui réponds que je ne refuse jamais un petit détour sur le ring : "Tyson ou Mormeck, ça me fait pas peur". Un échange prophétique puisque moins de 10 minutes plus tard, nous allons avoir droit à notre duel. Je découvre une nouvelle fois ma main favorite, AK, et, cette fois, je balance 36.

Mormeck, très actif sur la table, me call avec la position. Le flop arrive et je mets 50 pour dire à mon adversaire que je suis énorme. Il ne sourcille pas et vient presque instantanément. Le rainbow flop donne tout de même une grosse possibilité de quinte (234). La Turn est une brique et je mise encore car il y a désormais deux trèfles et deux piques. Il me boîte aussi sec et là je réponds comme un robot en poussant tout au milieu. Dans la foulée, la croupière retourne un 5 qui me donne la quinte. Je balance mes cartes au milieu et Mormeck, qui pense gagner avec une petite paire (accompagné d'un tirage trèfle) me lâche une petite pique avant de réaliser. Je démarre au quart de tour et le ton monte. Pendant que je rassemble ma montagne de jetons, nous discutons et tout rentre dans l'ordre.

Il a un mot très juste en disant que trop de joueurs jouent avec leur ego et sur ce coup là, je ne peux pas lui donner tort : Marre de rien gagner avec cette main. AK c'est comme Anna Kournikova, c'est joli mais ça ne gagne pas grand chose (la belle russe a quand même été 8e mondiale en simple et a gagné 2 Majeurs en double avec Martina Hingis, une carrière honorable)... Je me retourne vers ma droite et voit que Sam remporte un joli pot avec un brelan. Il est 20h30 et la direction ouvre l'étage. Nous devons monter et perdons au change : la table est moins spacieuse. Un joueur en profite pour s'éclipser... dommage car il faisait parti de la caste des livreurs. Seul point positif, nous sommes à côté de la fenêtre et le petit vent permet de rester bien concentré...

Garcimore fait de la magie
Les relances ne se calment pas et miser 16 n'écarte toujours personne. Wesley Snipes va faire un très bon fold en jetant les Roi préflop. Bien évidemment, Garcimore montre les As. Pour ma part, je vais rater l'occasion de partir en beauté. Je suis UTG et relance à 22 avec la paire de dix. Un nouvel arrivant colle et Garcimore fait de même, presque au bouton. Le babyflop est bon pour moi donc je continue avec un demi-pot qui fait jeter le premier à parler. Garcimore, qui bénéficie d'un très gros tapis et joue relativement serré, me fait 150. "Ouch". J'hésite à gambler en poussant tout au milieu tout en me disant que s'il a suivi préflop, il devait avoir une paire. Il peut donc largement avoir floppé son brelan ou avoir une paire au dessus. J'hésite, j'hésite et jette mon jeu en le montrant. Mon adversaire ne peut réprimer un sourire tandis qu'il dévoile ses cartes, les 9. Gasp... j'encaisse tout de même car je sais que c'est un fold correct et qu'il aurait très bien pu me casser en deux.

Horreur, ma belle horreur...
Il est 22 heures, le rythme est moins élevé, la discussion toujours aussi agréable. Les croupiers s'enchaînent et je compte mes jetons. J'ai 550 devant moi et suis donc positif de 210. Petite discussion avec Sam qui est à +100 après avoir recavé trois fois mais nous décidons de rester car on sent bien la table et on s'amuse. C'est le moment que va choisir Ben Stiller pour faire son entrée à la table. Il va méchamment crusher mon pote une heure après. Sam est Small Blind et relance à 30 quand c'est à son tour. Ben Stiller en rajoute une couche et le reraise. Sam répond du tac au tac pour un total de 130. Son adversaire pousse la totalité au milieu et Sam me dit, "Je fais une connerie, je le connais, c'est une serrure mais j'ai les Dames". Les deux hommes se retrouvent à tapis et le croupier retourne les cartes.

Le flop est hauteur valet mais avec deux carreaux. "Pas de carreau", demandons-nous en coeur avec Sam. La Turn est une brique et la river un deuxième valet. Sam découvre son jeu tandis que son adversaire retourne un AJ dépareillé pour une superbe horreur. De la table un "ohhhhhhhhhhhhhhhh" général de dégout s'élève. Sam est sonné. Il se fera déchirer définitivement sur une quinte ventrale que son adversaire payera 150 à la Turn...

Une clope à 400 euros
Je découvre alors la paire Max en grosse blinde. Je mise 28 et me retrouve face à deux joueurs qui ont la position sur moi. Le flop amène deux trèfles et je poste 50. Sylvester Stallone me calle. La Turn amène un deuxième pique et je balance 80 pour mettre fin au suspense. Mon adversaire part à tapis et je paye instantanément. Le trèfle arrive à la river et je deviens tout pale. Je retourne mes As et mon adversaire me crucifie avec une paire de 4 qui lui a donné le brelan floppé. Il me reste à peine 120 devant moi et le coup est rude. Décharge électrique dans le mollet. Après quelques secondes, je demande à Stallone s'il m'offre une clope. Il s'exécute alors qu'un joueur nouvellement arrivé lâche un "La clope à 400 euros". Dans ma tête, je pense "connard, connard, connard" mais je pars sur le balcon plutôt que de lui répondre. Alors que j'allume ma tige, Wesley et Sylvester me rejoignent.

Analyse
Nous reparlons du coup et Sly me dit qu'il est désolé de m'avoir fait ça, car nous sommes là depuis longtemps et que l'ambiance est sympa. Je m'aperçois que ma relance était peut être trop faible mais Garcimore avait mis 44 deux fois avec les As et les Dames sans trouver de client. Je déclare que je voulais être payé au moins une fois et demande à Stallone s'il aurait suivi 40. Je l'avais déjà entendu dire qu'il paierait avec toute paire en main et il me confirme qu'il aurait fallu mettre 50 pour qu'il lâche. Son 4 était invisible et même si je paye dans la seconde quand il pousse tout, je sais qu'en réfléchissant je n'aurais pas jeté. Il conclut en me disant avoir eu très peur sur le dernier trèfle mais je suis bien le dindon de la farce... Je reviens à table, calme mais pas trop.

Clap de fin
J'ai 120 et Sam n'est pas bien non plus. Nous convenons de doubler ou de périr. Une paire de 7 qui fait brelan va me permettre de remonter à 160 vers minuit mais deux AJ de suite en fin de parole vont me faire tomber à 70. Le compte à rebours commence et je n'attends plus qu'une main pour envoyer. Ça ne vient pas. Pendant ce temps là, Wesley reprend un peu de fromage et du vin. Je m'aperçois que le serveur lui amène du Blanc et je demande le prix avant d'en commander un pour moi. Grand seigneur, Mister Snipes me l'offre dans un sourire en ajoutant "C'est une tactique". Je propose qu'il paye une bouteille pour la table histoire de transformer cela en drunkpoker mais il refuse poliment. Le vin qui m'est servi est horrible, surtout à l'odeur. 4 euros pour ça, c'est limite, heureusement, je me dis que je n'ai rien payé... Je tombe à 52 alors que Sam se fait éjecter et part m'attendre au bar, frustré.

Arrive ma main finale, AQ. Je suis en grosse blinde et il y a trois payeurs à 4 euros. Je pousse au milieu et seul UTG me suit. Je lui montre mon jeu et il m'annonce une paire. Le flop amène une doublette mais rien pour moi. Le 5 de la Turn donne un full à mon adversaire et je me lève pour aller parler aux oiseaux... délesté de 390 euros.

lundi 10 août 2009

Bienvenue à Wagram

Après une session cata à l'ACF, la journée de dimanche commence par un nouveau crochet sur les Champs Elysées, histoire de se refaire. Table à 100 de déglingo, j'entre avec 200 et double rapidement sur une double paire floppée qui tient. Mais quand on est noir, on est noir et je vais me faire déchirer par un full de l'espace. Mon adversaire possède T8 alors que j'ai les Dames : Je relance à 30 preflop, il call. Flop 383 et je reposte 50 après son check. La Turn est un 8 et il fait boîte directement. Je paye car je ne veux pas lâcher mon monstre et bien évidemment il gagne.

A un moment, Serge SMC vient faire le lourdeau à côté de la table et sous-entend, tout en délicatesse, qu'il a fait mumuse avec la croupière, Miss Amandine Bessi from Direct Poker. La jeune fille noie le poisson et une fois le blagueur parti, elle le taille tel Patrice Laffont le dimanche soir. Eclats de rires généralisés à la table... Il me reste alors 160 et je me fais terminer à la main par Mr Muscle qui a fait des mooves osés. Il relance et, avec ma paire de 9, je fais tapis préflop. Bad timing, mon adversaire call avec AK et touche son AS à la première carte... Bref je suis à -600 en deux sessions.

C'est dur psychologiquement et mon pote Sam, qui s'est refait très largement le samedi à Wagram, m'invite à prendre un verre. C'est lui qui régale le menu Golden Big Mac car je n'ai plus de cash sur moi et il s'emploie à me remonter le moral. Un troisième larron fait son apparition alors que nous avons bougé à la terrasse d'un bar et que les pressions s'enchaînent. Les deux me travaillent au corps pour me convaincre de tenter une excursion à Wagram. Au bout d'un moment, je craque : "Fuck it, let's gamble ! "Je suis déjà venu dans ce cercle et je n'avais pas aimé l'ambiance générale un peu trop Zoo à mon goût mais surtout, je n'avais pas trouvé les croupiers très bon, loin de là. Sans parler de trois AK brisés en une session face au même joueur qui me dira les deux dernières fois : "Tu as AK mais je vais te les craquer"... et c'est ce qu'il fera avec des poubelles.

Je tente d'occulter ce souvenir et me prépare mentalement pour être patient. Direction Wagram où je dois lâcher 100 pour la cotisation avant même de jouer. Bref, après une semaine de bad run je me retrouve avec 200 dans les poches puisque ma CB m'a refusé plus. Je décide de me fixer à une 50 alors que mes deux amis vont à une 100 et m'assois avec 80 pour voir si je peux monter quelque chose. Je passe rapidement à 120 car la table est atrocement passive. Je suis amusé de voir des relances à 6 et vraiment beaucoup de family pot à 7 à 2 euros. Sans parler des gars qui gaspille un stack de 50 toutes les 15 minutes. Bref il n'y a pas de juste milieu et je décide de jouer les mains de contre mais de ne payer qu'avec une possibilité de jeu max au flop.

Anna Kournikova
Je trouve alors AK en fin de parole et je me dis tout de suite que j'en ai pas gagné beaucoup ces derniers temps. Avec un partage (AK vs AQ qui fait quinte as-5) et 5 gros pots perdus sur les 6 dernières fois où j'ai eu cette main, je décide de faire le limper fou. Un gars relance à 12, payé 2 fois, je call. Rainbow flop un gars met 12, tout le monde paye, moi aussi. Il y a 100 dans le pot et le premier à parler push 22 et boite, un seul folder et je paye aussi avec hauteur tirage rien et qu'une possibilité de quinte tricky arrive. Les joueurs n'ont pas l'air d'avoir touché et là, la croupière me sort La carte : Un As. "ENFIN je touche avec AK!!!" me dis-je intérieurement tout en étant conscient d'avoir payé bien cher jusqu'à la river. Pédale... pédale... pédale...
Le dernier gars checke, je mets 50 et il paye. Tapis mucke et le dernier payeur montre AJ. Je passe à 280. Le temps d'empiler mes jetons, c'est à moi de jouer et je lève QQ. Relance 24, trois payeur. Flop anodin, je suis au dessus. Un gars va a tapis, payé une fois + moi. J'attaque après une nouvelle brique, le dernier payeur lâchera sur mon value bet à la river. Je monte à presque 500 alors que je suis là depuis 45 minutes !

Rush Hour
Ensuite, mes relances sont bien respectées et je sors quelques gars qui n'ont que des brouettes devant eux. Un de mes potes vient me voir pour me dire qu'il a lâché 200 en moins d'une heure. Pour moi, le feu est au vert. Je touche un brelan de 2 au flop en étant BB avec une armée de limper à 4 sur l'option et remporte encore un joli coup sur le gars qui avait la paire max au flop. Une paire de valet tient contre un autre short puis mon A6 à pique limpé en fin de parole se transforme en paire checké au flop et en brelan au Turn. Mr je me la pète beau gosse passe à l'attaque et s'empale sur moi avec une pocket paire en main. Je suis vraiment très bien et je ne prends plus de risque. A 21h30, je me lève donc avec 500 + la cave de 120 que je n'avais pas mis sur la table. + 520 en presque 2h30 de jeu à une 50, des sessions de poker comme ça, j'en veux tous les jours !

Pour finir, un petit mot sur le Cercle Wagram que j'ai trouvé plus vivant avec juste le bas ouvert. Ça fait petite ruche et c'était très sympathique. Les serveuses sont toujours scandaleusement appétissantes mais le plus important c'est que le niveau des croupiers a beaucoup augmenté depuis mon dernier passage il y a 6 mois où j'avais été horrifié de leur familiarité. Ils sont plus sérieux, plus polis et contrôlent mieux la table. Des paramètres vraiment intéressants pour jouer son A game...